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A l'image de l'ensemble de la filière automobile sous pression, les deux constructeurs français s'apprêtent à vivre une année 2009 difficile... du moins au premier semestre. L'effondrement des ventes dont ils sont victimes depuis plusieurs mois devrait se prolonger sur une bonne partie de l'année, et ce malgré les mesures de relance adoptées par les pouvoirs publics comme la fameuse prime à la casse. En conséquence, il faut sans doute s'attendre à de nouvelles suppressions d'effectifs et à des plans d'économies à répétition. Bref, il n'y aura pas de miracle concernant les résultats sur 2009, lesquels devraient fortement se dégrader par rapport à l'année écoulée ; elle-même en retrait par rapport à 2007. Lors de la présentation des comptes annuels 2008 et des perpectives pour 2009 qui aura lieu début février, Renault et Peugeot devraient donc officiellement renoncer aux objectifs de rentabilité fixés dans le cadre de leurs feuilles de route initiales (une marge opérationnelle de 6 % à fin 2009 pour Renault, et entre 5,5 et 6 % à l'horizon 2010 pour PSA). Certains analystes financiers s'attendent même à ce que les deux groupes soient en perte sur le dernier trimestre de 2008. Malgré de nouveaux lancements (Renault Scénic ou Citroën C3 Picasso), 2009 sera une année de transition pour préparer l'arrivée de véhicules moins polluants à partir de 2010. L'offensive des constructeurs français sur les moteurs hybrides ou tout électrique reste timide, mais l'intention est là. Pour l'heure, la génération de cash et l'utilisation de la trésorerie seront les maîtres mots de l'année. Enfin, il faudra être attentifs aux possibles alliances qui pourraient se mettre en place ; notamment du côté de PSA, désireux d'approfondir ses partenariats avec d'autres constructeurs.
NOTRE CONSEILRester à l'écart (codes : RNO et UG, Comp. A, SRD). Le secteur va rester sous pression.