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Alors que l'immobilier américain poursuit sa chute, la France entre à son tour dans un cycle baissier. Et le retournement de marché est rude. La Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) a constaté au mois de décembre 2008 une baisse des volumes de transactions de l'ordre de 20 % par rapport à 2007, prémices d'une baisse des prix. « En dépit d'un léger soubresaut des prix observé en novembre 2008 (+ 0,5 %), la baisse apparaît toujours ancrée dans le marché : - 5,2 % au cours des trois derniers mois sur l'ensemble des produits », relève la Fnaim dans un communiqué du 18 décembre. Et surtout, la baisse n'épargnera aucune région, pas même Paris ou l'Ile-de-France. Reste à connaître l'ampleur de la chute. Pour la direction des études économiques du Crédit Agricole, « les baisses des prix immobiliers pourraient être d'ampleur équivalente, voire supérieure au cas américain, mais sans pour autant entraîner une spirale de défauts aussi sévère avec ses effets rétroactifs sur la finance », (CA Eco News 25 novembre 2008). A cet égard, Standard & Poor's a dévoilé, mardi 30 décembre, les chiffres édifiants de l'immobilier américain. Depuis le pic de mi-2006, le 20-City (indice des 20 principales zones métropolitaines) a chuté de 23,4 %! Le groupe Xerfi anticipe pour la France un repli comparable. « La marche arrière est enclenchée et quatre années successives de recul sont programmées », pronostique la lettre de prévisions de Xerfi. Pour autant, le bureau d'études se refuse à tout catastrophisme. « La France est un pays où l'on prête à taux fixe, ce qui évite l'effet domino de »vente panique*. »