Archives Journal des Finances

Les tops et les flops du CAC 40

31/12/2008 19:04 - JDF

  Texte plus grand Texte plus petit Séparateur

Cette année, aucune société de l'indice parisien n'a enregistré de hausse, cependant certaines ont limitées la casse. GDF Suez, France Télécom et Essilor International sont sur le podium.


Avec une baisse du titre de 13,08%, GDF Suez affiche la meilleure performance du CAC 40 en 2008. Suite à la fusion le 22 juillet dernier avec Suez, le titre GDF a pris la dénomination GDF Suez.


Le titre a connu une année mouvementée sur le plan boursier. Après une phase de hausse jusqu'en avril, il a plongé pour atteindre ses niveaux de 2006 pour ensuite se reprendre suite à la fusion. Le projet de fusion a enfin abouti cette année après de nombreux atermoiements.


Le groupe français a particulièrement bien résisté à la crise et début décembre, Gérard Mestrallet, le président, déclarait que celle-ci ne remettait pas en cause le projet d'investissement de 30 milliards d'euros en trois ans, même s'il était possible que certains projets soient différés à travers le monde du fait du manque de financements de la part des banques.




France Télécom recule de 18,15% cette année. Les télécoms, secteur défensif, ont bien résisté face à la crise après un mauvais début d'année. L'opérateur français, grâce à une bonne gestion financière et à des bons coups comme l'attribution des droits télé du foot pour Orange, satisfait les investisseurs qui peuvent également compter sur de bons rendements.


De plus, ses résultats publiés fin octobre montraient un chiffre d'affaires en légère hausse pour le troisième trimestre, et le groupe confirmait ses objectifs pour l'année en cours, expliquant que son activité ne souffrait quasiment pas de la crise. En cette fin d'année, la perte de l'exclusivité d'Orange sur l'iPhone et la chute de la vente de téléphones mobiles juste avant les fêtes, sont les deux notes noires.




Le secteur de la santé résiste bien. Essilor affiche une hausse de son chiffre d'affaires de 4,7% au troisième trimestre, à 757,6 millions d'euros, malgré la crise. Essilor dispose de bons fondamentaux et a procédé cette année à de nombreuses acquisitions à l'international, notamment aux Etats-Unis, Amérique latine et en Europe de l'est pour un total de 17 acquisitions depuis le 1er janvier.


La valeur est promise à un bel avenir puisqu'avec l'évolution des conditions de vie (travail sur écran, télévision, jeux vidéo, allongement de la durée de vie…), les problèmes de vue vont s'accroitre et aussi de plus en plus suivis.


 


Les pires sociétés du CAC 40


 


Sans surprise, les valeurs bancaires et automobiles se sont effondrées cette année. Dexia, Renault et Peugeot sont les moins bons élèves. Les autres valeurs bancaires ne sont pas en reste avec des capitalisations boursières en recul de plus de 60%. Depuis l'été 2007, les actions des banques ont fondu.




Dexia est en repli de 83,15% sur l'année. La banque a connu une chute quasi continue de son cours de bourse depuis le début de l'année. Il faut dire que la banque a accumulé les mauvaises nouvelles et frôlé la faillite : pertes trimestrielles, recapitalisation par les gouvernements belges, luxembourgeois et français sur fond de polémique avec l'affaire des parachutes dorés d'Axel Miller, cession de FSA la filiale américaine.




Renault et Peugeot ont vu leur chiffre d'affaires peu progresser en raison de la chute des ventes de voitures en Europe. Cela a conduit à des révisions d'objectifs à la baisse et à un désaveu des investisseurs.


Depuis le début de l'année, le cours de Renault est passé de 100 à 18 euros, soit un repli de 81,52%. La grève chez Dacia, les ventes de voitures en chute libre ainsi que des résultats inférieurs aux attentes ont plombé l'action. Peugeot avec un recul du titre de 76,98% n'est pas loin. Il a connu la même année que Renault, les grèves en moins.

> Les tops et les flops du SBF 80


Aurore Pétain- MA Delmotte