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De la valeur dans le crédit

22/12/2008 15:53 - JDF

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En 2009, les marchés financiers auront moins à combattre l’adversité du contexte économique même si la déflation et la faible activité ne seront pas motrices. Ainsi les forces ennemies des marchés faibliront : les prix des matières premières seront à la baisse, le coût du travail maitrisé, les ventes forcées moins nombreuses... Les marchés offriront alors de nombreuses possibilités d’investissement mais la volatilité actuelle complique le choix des points d’entrée à court terme. Dans ce contexte de volatilité, mieux vaut donc accorder une attention toute particulière au contrôle du budget risque et rester précautionneux quant aux marchés émergents.

Les obligations et le crédit

Pour les investissements en obligations, les taux européens sont préférables aux taux américains et la sensibilité des portefeuilles en ligne avec les indices.

Il y a de la valeur dans le crédit car il représente une classe d’actifs avec le meilleur couple rendement/risque. Le crédit «investment grade» possède l’avantage d’avoir des spreads déjà compressés qui se rétréciront davantage lorsque la reprise de l’activité sera perceptible. De plus, ce type de crédit est moins sensible aux problèmes de liquidité que le crédit «High Yield» (i.e. à haut rendement) qui est à éviter.

Si les fondamentaux en matière de crédit sont dégradés (croissance limitée, contraction du crédit bancaire, aversion au risque), le risque de défaut des entreprises est déjà intégré dans le prix. Il faut acheter le crédit en vue d’une détention jusqu’à maturité - de préférence inférieure à 5 ans.

Dans une perspective plus longue, plus le cycle du crédit avancera, plus on privilégiera les stratégies agressives : dette «investment grade» dans un premier temps, puis peu à peu «High Yield» et «Leverage Loans» avec la réduction du ratio d’endettement des établissements financiers.

Les actions

Les niveaux de valorisation vont devenir attractifs au vue du bas niveau des taux et en anticipant les restrictions de bénéfices. Trois thèmes sont à privilégier pour les investissements en actions : les valeurs sous évaluées mais au bon potentiel de revalorisation ( les financières restent à éviter), les valeurs de rendement et celles des sociétés bénéficiant d’une marque reconnue, d’une capacité d’innovation ou d’un savoir-faire unique assurant une croissance pérenne. Il faut privilégier les titres des grandes capitalisations.

De plus, la gestion d’un portefeuille diversifié ne doit pas être purement passive dans un tel contexte, une gestion «stock-picking» (i.e. sélection valeur par valeur) semble préférable.

Marie-Alix Delmotte