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La désinflation ne devrait pas être durable

22/12/2008 12:11 - JDF

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2008, année du revirement extrème

Cette année a été marqué par le passage d’une situation de tension extrême concernant l’inflation et le rally des matières premières de début d’année à l’effondrement des prix des matières premières et l’accélération du processus désinflationniste en quelques mois. Ce changement brutal est bien entendu dû à la crise financière qui a conduit à ce contexte de fort ralentissement économique.

Pour l’heure, les bourses subissent d’amples fluctuations et les nouvelles économiques confirment la faiblesse globale de l’activité. On assiste donc à un ralentissement synchrone et le risque déflationniste étant identifié, la situation devrait s’améliorer. Nous avons connu une année de rotation accélérée. Heureusement, les mesures de reflation des autorités devraient redonner confiance aux marchés et le secteur de l’immobilier se stabiliser.

Les perspectives économiques pour 2009

La chute accélérée de l’inflation est devenue source d’inquiétude mais la désinflation ne devrait pas être durable. Il semble prématuré de prédire un scénario à la japonaise puisque la Réserve fédérale américaine a été extraordinairement réactive face à la crise afin d’éviter un risque systémique. De plus, les autres banques centrales l’ont suivi et les gouvernements se sont mobilisés pour juguler la crise. Les multiples plans de soutien devraient à terme relancer la croissance et l’inflation pourrait même redevenir la préoccupation principale.

Trois signaux d’apaisement des marchés à suivre

Un retour au calme durable des marchés repose essentiellement sur trois conditions. Tout d’abord, les réponses politiques devront être pertinentes et appropriées : aux Etats-Unis, il s’agirait, par exemple, d’agir sur le marché de l’immobilier et la dette des ménages directement. Ensuite, il faudrait que le processus d’ajustement du levier financier ralentisse afin de réduire la volatilité. Mais le signal vraiment annonciateur d’une amélioration pérenne de la situation économique et financière sera la stabilisation du marché immobilier américain.

Les secteurs porteurs

Depuis mai, les secteurs défensifs ont surperformé, un rebond des cycliques est plausible. Après trois trimestres consécutifs de croissance négative, le deuxième trimestre 2009 pourrait bénéficier d’une embellie. Mais il faut se méfier car on pourrait voir débuter une période hachée, caractérisée par une succession de faux départs. Dans ce contexte volatil, les secteurs comme la santé, la consommation courante, voire les télécom, resteront les secteurs les plus fiables à privilégier.

Marie-Alix Delmotte