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Lorsqu'on dresse le bilan de l'année 2008, le constat apparaît clairement : il valait mieux miser sur les grandes valeurs que sur les moyennes ou les petites. Certes, l'indice CAC 40 affiche un recul de 42 % sur l'année. Au total, ce sont quelque 600 milliards d'euros qui se sont envolés en fumée, la capitalisation boursière passant de 1.432 milliards à 820 milliards d'euros.
« A titre de comparaison, sur les vingt premières années depuis sa création, le poids total de capitalisation du CAC 40 avait été multiplié par plus de 25, passant de 56 milliards en 1987 à 1.432 milliards en novembre 2007 », indique une étude du cabinet de gestion Fidelity. Le tableau est encore moins glorieux pour les petites et moyennes valeurs. Le CAC Small 90 s'est effondré de 54 % sur l'année. Au sein de l'indice CAC 40 lui-même, les plus grandes valeurs ont également mieux resisté à la tourmente. Pour preuve, le poids des cinq premières capitalisations (Total, Sanofi-Aventis, GDF Suez, France Télécom et BNP Paribas) est passé de 35 % à 44 % du CAC. En termes de poids dans l'indice, le rapport du premier au dernier passe de 23 en 2007 à 49 en 2008, soit un écart qui double entre les sociétés du haut du classement et celles du bas. Ce qui explique la plus mauvaise performance des petites capitalisations ?
« Une plus grande sensibilité à l'évolution macroéconomique, mais aussi des valorisations moins attractives au regard des grandes valeurs, d'autant qu'une décote de liquidité est à prendre en compte », explique Vincent Durel, gérant du fonds d'actions françaises FF France Fund. Aux Etats-Unis, pourtant, ce sont les petites valeurs qui ont le moins chuté. En un an, le S&P Small Cap 600 a baissé de 35 %, contre un glissement de 40 % pour le S&P 500. C'est dire si les « Big Caps » américaines sont descendues de leur piédestal.