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Le CAC 40 a repris son souffle cette semaine sur fond de chasse aux bonnes affaires. L'approche de la clôture des bilans de fin d'année et la divulgation du plan de sauvetage de Citigroup et de l'économie américaine ont porté le marché. Après de nouveaux plus bas de cinq ans, l'indice a inscrit lundi 24 novembre un bond de plus de 10 %, sa deuxième plus forte hausse en une journée depuis sa création. Mais la relative faiblesse des échanges constatée (à peine 4,8 milliards d'euros) incite à la prudence. Les causes de la baisse enclenchée depuis le début de septembre n'ont pas disparu d'un coup de baguette magique. Le marché opère plutôt un réajustement technique, alors que le fossé colossal creusé avec la moyenne mobile à 150 jours était symptomatique du caractère excessif de la baisse. A l'issue d'une semaine écourtée outre-Atlantique pour cause de fêtes de Thanksgiving, le CAC 40 a buté contre la résistance de 3.280 points. Ce niveau correspond au retracement classique de 50 % de la dernière vague de baisse enregistrée entre le 5 et le 21 novembre derniers. A proximité de 3.380 points, cet échec atteste un essoufflement, mais au-dessous de la zone 3.280-3.380 points, le CAC 40 n'est pas à l'abri d'un retour sur les plus bas. Dans la configuration actuelle, marquée par une volatilité extrême, le marché évolue de manière chaotique. Sur le moyen terme, l'indice ne parvient pas à sortir de la spirale baissière dans laquelle il est englué depuis juillet 2007 et le début de la crise des subprimes. La configuration de fond reste négative sous 4.560 points. (DC : 3.250 ; MM 50 : 3.490 ; MM 150 : 3.870)