
P18-2f-wallmart.gif -
La valse des patrons se poursuit. Et Wal-Mart n'est pas épargné. Mais, une fois n'est pas coutume, la crise n'y est pour rien. Le changement à la tête du numéro un mondial de la distribution devrait s'opérer dans la joie et la bonne humeur. Il se pourrait même que ses actionnaires regrettent le P-DG sur le départ. Wal-Mart est l'une des très rares valeurs à afficher une performance positive à Wall Street : + 12 % depuis le 1er janvier. Le 1er février 2009, Lee Scott, en poste depuis 2000, laissera donc les commandes de Wal-Mart à Mike Duke, actuellement responsable du développement international. A charge pour lui, justement, de faire profiter le groupe tout entier de son expérience afin d'accélérer le développement des ventes à l'étranger (25 % du chiffre d'affaires). Le nouveau P-DG aura d'autant plus de temps pour s'y consacrer que la récession ne semble pas affecter Wal-Mart pour le moment. Comble, le distributeur, spécialiste des prix bas, profiterait même de la crise pour remplir ses magasins. Au troisième trimestre de l'exercice 2008/2009 (clos le 31 janvier), le chiffre d'affaires a grimpé de 7,5 %, à 97,6 milliards de dollars. Le bénéfice net a bondi quant à lui de près de 10 %, pour se hisser à 3,1 milliards. Wal-Mart continue de creuser l'écart en parts de marché, chez lui : au mois d'octobre, la moitié de la croissance des ventes dans la distribution aux Etats-Unis était imputable au seul Wal-Mart. Très résistant face à la crise, le leader du secteur n'est pas complètement immun. Au quatrième trimestre, la croissance du chiffre d'affaires sur le sol national sera limitée à une fourchette entre 1 et 3 %. Les ventes à l'étranger compenseront. Le groupe a dû revoir ses estimations de bénéfices à la baisse pour la fin de l'année, alors qu'il venait de les relever cet été. En cause, notamment, les effets de change, moins favorables depuis la récente remontée du dollar.
NOTRE CONSEILAcheter avec un objectif de cours de 70 dollars (code : WMT, New York). La valorisation, à 14,7 fois les bénéfices estimés en 2009, est raisonnable, compte tenu des performances du groupe.