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La direction d'Ipsen l'a clairement annoncé : la marge opérationnelle pâtira des acquisitions finalisées outre-Atlantique cette année. La rentabilité estimée de 23,4 % en 2008 devrait tomber à 15,3 % en 2009, après consolidation d'Octagen et de Vernalis dans les comptes du laboratoire. Pas de quoi s'inquiéter cependant puisqu'un retour à l'équilibre de Tercica et de Vernalis, tous deux déficitaires en 2007, est prévu dès 2010, et des profits sont attendus à partir de l'exercice 2011. C'est d'ailleurs à cet horizon que la rentabilité de 2007 pour l'ensemble du groupe (22,7 %) devrait être retrouvée.
Concurrence sur le marché américain Les conséquences de la politique de croissance externe volontariste d'Ipsen ne sont donc pas neutres. Mais le groupe fonde de grands espoirs sur le marché américain, dont il était absent jusqu'en 2007. La confiance d'Ipsen quant à sa réussite outre-Atlantique ne doit pas occulter les risques.
« Pénétrer le marché américain n'est pas si facile, explique Thierry Verrecchia, analyste chez Raymond James,
il faut une force commerciale importante qu'Ipsen commence à acquérir mais qui n'est pas forcément suffisante pour rivaliser avec des géants comme Novartis, qui eux aussi ont des parts de marché à défendre. » Les deux années à venir révéleront donc si la stratégie d'Ipsen à moyen terme n'a pas été trop ambitieuse, dans un contexte global défavorable pour les laboratoires pharmaceutiques. Le groupe devrait par ailleurs profiter du dynamisme des pays émergents, notamment de la Chine, où la direction poursuit un développement entamé de longue date. Ipsen est aussi présent en Corée du Sud, à Hongkong, en Russie ou encore dans les principaux pays de l'Est. Une présence cruciale au regard des taux de croissance des marchés dans ces pays. Selon une récente étude d'IMS Health, les pays émergents devraient connaître une croissance de leur marché pharmaceutique de plus de 15 % en 2009, contribuant à plus de 30 % à la croissance du marché global !
NOTRE CONSEILAchat. La mutation actuelle du groupe lui permet de minimiser son exposition aux risques qui menacent actuellement l'industrie de la pharmacie. Viser 40 euros (code : IPN, Comp. A, SRD).