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Grand chambardement dans le luxe

14/11/2008 08:09 - JDF

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En France, si LVMH, la maison mère de Louis Vuitton, Kenzo, ou Givenchi a mieux résisté que son concurrent PPR, qui a un profil plus diversifié, la véritable surprise vient d'ailleurs: depuis le début de l'année, une action parvient à se détacher clairement de tous ses concurrents français et même européens: Hermès.


 





Alors que toutes les valeurs du luxe européennes sont à la traine et affichent des baisses comprises entre 40% et 80% depuis le premier janvier, Hermès affiche une hausse de 31%.


La raison: une marque que l'on peut qualifier de super-haut de gamme comme Hermès n'attire que des gens très fortunés, une clientèle en forte croissance depuis quelques années. En dépit d'une prudence clairement affichée par le groupe du fait de sa moindre visibilité sur décembre, les opérateurs continuent de plébisciter la valeur, du fait notamment de son aspect spéculatif. Des rumeurs, maintes fois démenties, évoquent en effet un possible changement dans l'actionnariat du groupe. Ce qui est sur, c'est que désormais, Hermès est plus que jamais candidat au CAC 40, avec ses 14 milliards de capitalisation boursière. A elle seule, la valeur pèse plus que Renault et Peugeot réunis. Cette perspective a réveillé les spéculations sur le titre d'autant que le flottant étant restreint, les mouvements de marché sont parfois spectaculaires.


Parmi les perdants de l'année dans le secteur, on peut citer Richemont. La valeur, maison mère de Cartier, Baume & Mercier et Alfred Dunhill, a dévissé sur des craintes de très fort ralentissement de la croissance. Elle a perdu près de 3 quart de sa valeur depuis le début de l'année.


Sylvain D’Huissel