Les devises échangées sur le Forex
Le marché des changes (ou Forex) permet au trader et à l'investisseur qui le souhaite de traiter un grand nombre de devises, dont le panier principal est composé, dans l'ordre, du dollar américain (USD), de l'euro (EUR), du yen japonais (JPY), de la Livre britannique (GBP), du franc suisse (CHF), et enfin du dollar canadien (AUD). Les deux premières lettres désignent le pays, et la troisième la devise. Ces monnaies sont les plus échangées car l'économie de leur pays est réputée solide, les gouvernements sont stables et les banques centrales jouent des rôles importants afin de contenir les risques d'inflation. Dans son étude triennale sur les marchés des changes, la Banque des règlements internationaux, une organisation internationale dont le but est d'encourager la coopération monétaire et financière, estimait que le gros des transactions passait par la City de Londres, qui confirme son leadership avec 34 % des échanges sur les devises.
Les États-Unis perdent eux du terrain, passant de 19 à 16 %. Quant à la France, celle-ci arrive en 9ème position avec 3% du volume traité en 2007, contre 3,7% en 1998.
Le dollar toujours maître du monde
D'autres devises, plus exotiques, sont également échangées, à l'image du yuan chinois, du dollar canadien, ou encore des couronnes norvégiennes et suédoises. Malgré tout, la domination du dollar dans les échanges mondiaux reste écrasante. Avec une part de 86% des transactions, le billet vert conserve son statut de monnaie pivot du marché des changes. L'euro est second, avec 37% des échanges, suivi du yen (20%) et de la livre Sterling (17%). Plus en détail, les parités les plus traitées sont l'EUR/USD (environ 28% du volume global), l'USD/JPY (environ 17% du volume global), et le GBP/USD (environ 14% du volume global).
Concernant les variations des taux de change, de multiples paramètres entrent en compte. En augmentant ou en baissant leurs taux directeurs, les banques centrales influencent la valeur de leur monnaie. A titre d'exemple, la faiblesse du yen (aujourd'hui de moins en moins vrai), est une conséquence de la politique monétaire pratiquée depuis des années par la Banque du Japon (BoJ), qui a abaissé fin octobre son principal taux directeur de 0,20 point de pourcentage, à 0,30%, pour aider l'économie japonaise à surmonter la crise financière.
