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Si la Bourse de Paris retrouve son calme...

08/11/2008 00:00 - JDF

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Annus horribilis pour les Sicav actions françaises. Pas plus que les autres Bourses européennes, Paris n'a échappé à la tourmente. Le rebond de ces derniers jours ne signe pas encore la sortie de la période de turbulences. Flash-back sur le scénario noir de l'année 2008. La partie émergée de l'iceberg apparaît dès 2007 au cours d'un été qui bouscule les certitudes. Pendant six mois, les investisseurs vont couver leurs angoisses et, dès la première semaine de 2008, l'indice franchit à la baisse le cap de 5.500 points, effaçant les maigres gains conservés en 2007, cinquième année consécutive de hausse pour le CAC 40. On aimerait croire à un sursaut, mais impossible d'échapper aux conséquences de la crise financière, et la Bourse de Paris, qui subit une forte volatilité, s'enfonce dans une tendance baissière dont seront victimes tous les produits investis sur les actions françaises. Les petites valeurs en première ligne Les petites et moyennes valeurs seront les premières victimes de la crise qui s'étend à toute la cote. Les FCP spécialisés font rapidement les frais de la désaffection des investisseurs. Les « small caps », plus fragiles du fait de leur faible flottant, entraînent dans leur chute des fonds pourtant réputés pour le talent de leurs gérants. Ainsi, le fonds Ulysse, de Tocqueville Finance, signe l'une des pires performances depuis le début de l'année, avec - 44,7 % (dernière performance connue au 5 novembre selon Morningstar). KLB Richelieu Spécial recule sur la même période de 42,3 %... Les victimes ne se comptent plus. Malgré le flair des gérants pour dénicher les pépites, le purgatoire risque de se prolonger pour ces produits qui nous avaient habitués à tenir la tête des classements. Côté grandes valeurs, le tableau est un peu moins sombre. Les performances des fonds depuis le début de l'année évoluent (toujours au 5 novembre selon Morningstar) dans une fourchette comprise entre - 44 % et - 18 %. Selon toute probabilité, ce sont les grandes valeurs, bénéficiant d'une meilleure visibilité, qui devraient d'abord retrouver la confiance des investisseurs. Mais les small caps n'ont pas dit leur dernier mot, et, vu leur niveau de valorisation, elles disposent d'un très fort potentiel de rebond. Les épargnants ne doivent pas en tout cas désespérer de leurs Sicav actions françaises. Les raisons d'espérer « Celui qui a un horizon suffisamment long ne doit pas hésiter à investir et surtout s'abstenir de vendre. La comparaison avec les rendements obligataires confirme la surréaction des actions. En presque quinze ans, les actions n'auraient pas rapporté plus que les emprunts d'Etat en étant 4 fois plus risquées (...). Cherchez l'erreur ! », écrit François Chevallier, économiste stratégiste de VP Finance dans sa lettre du 4 novembre.
Marie-Christine Sonkin