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Sur le marché des changes comme sur les Bourses mondiales, la volatilité règne en maître. Seule différence, les cambistes peuvent au moins dégager des tendances claires, en l'occurrence la hausse de devises refuges : dollar, yen et franc suisse. Dans ce contexte où les actions reperdent en un jour ce qu'elle gagnent après des journées de records, ce sont toujours les catégories obligataires et monétaires qui tiennent le haut du pavé et, bien sûr, celles libellée en devises fortes.
Le règne de la volatilité Tant que la situation ne sera pas stabilisée, le palmarès risque fort de ne pas être modifié pendant plusieurs semaines. L'ascension du billet vert semble inéluctable. Certes, la Fed vient d'annoncer une nouvelle baisse de ses taux directeurs, mais la BCE doit suivre la même voie, ce qui annulera probablement les effets négatifs sur le billet vert. Par ailleurs, si le déficit américain, autre facteur qui pèse habituellement sur la monnaie, reste élevé, celui des pays de la CE n'aura rien à lui envier. Face à la récession, tout le monde dispose des mêmes armes, mais le dollar a un statut de valeur refuge, ce qui n'est pas encore le cas de l'euro, même s'il marque au cours de la semaine une résistance face à la devise américaine. La tendance haussière du yen paraît en revanche moins assurée. D'ailleurs, la monnaie nippone s'est brutalement dépréciée mardi face à l'euro et au dollar. Un repli qui n'est pas étranger au rebond de la Bourse de Tokyo, qui a repris 6,41 % le même jour. Les spéculations sur une intervention prochaine de la banque centrale du japon (BoJ) s'intensifient et l'éventualité d'une intervention a été confirmée par le ministre des Finances. La très forte hausse de la monnaie pénalise gravement les exportations et il est probable que la BoJ fasse une tentative pour ramener le yen à des niveaux plus raisonnables : en un an, il a progressé de plus de 23 % contre l'euro et de plus de 12 % contre le dollar.