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Un professeur souligne l'importance du rôle des femmes dans le CAC 40

01/11/2008 00:00 - JDF

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Et si la féminisation des entreprises avait un impact sur leur cours de Bourse ? Cette idée, qui peut sembler incongrue, a été étudiée de près par Michel Ferrary, professeur à la Ceram Business School. Il a consulté les bilans sociaux de quarante groupes français, dont trente-cinq du CAC 40.
La conclusion est surprenante : selon Michel Ferrary, « l'analyse montre que la féminisation des entreprises est en relation avec l'évolution de leur cours de Bourse ».
Les sociétés dont l'encadrement comporte plus de femmes auraient une meilleure performance boursière depuis le début de l'année. Unibail-Rodamco ou Danone en seraient des exemples.
Pour le professeur, il ne s'agit pas d'une simple coïncidence. Les femmes seraient plus consensuelles et auraient une plus grande aversion au risque. Leurs prises de décisions seraient prudentes, un comportement rassurant en période de tempête boursière.
Toutefois, le lien de cause à effet entre les présences féminines dans l'encadrement et la performance des entreprises est très contestable.
Depuis le début de l'année, les titres industriels sont parmi ceux qui ont le plus chuté. Effectivement, beaucoup de ces groupes ont un management moins féminisé que la moyenne. Ce n'est pas pour autant la raison de leur mauvaise performance boursière.
Cette étude a néanmoins le mérite d'encourager le recrutement des femmes, qui sont toujours très absentes des sociétés du CAC 40. Le groupe de luxe LVMH a les effectifs les plus féminisés, avec un total de 71 % de personnes de ce sexe. Mais les hommes occupent encore 63 % des postes de cadres de l'entreprise. Il reste donc beaucoup de progrès à réaliser.
FABIENNE BOULOC