
P38-Emergents.gif -
Les marchés des actions d'Amérique latine ne sont pas épargnés par la crise actuelle. Sur une année, les actions du sous-continent américain ont enregistré un recul de 45,4 %, selon les informations du site Morningstar (performances arrêtées au 16/10/2008). Cette chute est largement liée à l'effondrement des cours du pétrole dont le prix a en fait été divisé par 2 en trois mois. Car jusqu'en juillet les fonds investis sur l'Amérique latine avaient plutôt bien tenu. Ils ont été emportés par le recul du cours de matières premières. Pourtant, en une seule semaine, du 9 au 16 octobre (performances Morningstar), les fonds actions sud-américaines gagnaient 10,3 %.
Un rebond technique Comment expliquer ce rebond ? Le Brésil a essentiellement bénéficié du sursaut du real et il s'agit pour l'instant d'une reprise technique. D'ailleurs, en un seul jour, la catégorie fonds Amérique latine perdait 10,8 % (chiffres Morningstar au 17/10/08). Faut-il pour autant désespérer du Brésil ? Principal marché de la zone, il dispose en tout cas de fondamentaux solides. Selon Astrid Fredericksen, analyste gérant chez OFI Asset Management,
« les pays les mieux armés pour résister au ralentissement économique sont ceux disposant de plusieurs relais de croissance. A ce titre, le Brésil fait figure de leader en Amérique latine. Contrairement au Mexique, dont l'économie provient à plus de 25 % des exportations, la croissance brésilienne est tirée par la demande intérieure, avec seulement 11 % d'exportations ». En outre, ce pays peut s'appuyer sur 200 milliards de dollars de réserves de change, encore en hausse de 26 milliards depuis le début de l'année. Le marché brésilien est plus abordable que jamais. Il s'échange en moyenne à 6 fois les bénéfices anticipés pour 2008, contre 12 fois les bénéfices 2008 au mois de mai. Toutefois dans un monde globalisé, le Brésil n'est pas à l'abri d'un ralentissement mondial. Le taux de croissance du PIB devrait donc être ramené à 3,5 % en 2009, contre 5 % en 2008, selon les perspectives du FMI.