Le sport, relais de croissance encore timide
Arnaud Lagardère a une passion : le sport. Enfin, avec l'acquisiton de la société allemande Sportfive pour 865 millions d'euros en 2006, il a trouvé le moyen de tirer profit de son centre d'intérêt. Avec Sportfive, Lagardère s'est spécialisé dans l'intermédiation des droits sportifs (vente des droits sportifs d'un match au profit des fédérations), dans le marketing sportif ainsi que dans l'organisation d'événements (vente de billets...). Ces activités sont développées à raison de 32 % sur le secteur du football (un marché estimé à 63 milliards d'euros en 2007) et sur le territoire américain (40 % du marché en 2007). Les revenus de Sportfive sont générés notamment par les commissions. Ce mode de rémunération dope la rentabilité opérationnelle du groupe. Lagardère Sport affiche ainsi une marge brute de 15 %, contre 6 % pour la moyenne des autres activités au titre du premier semestre 2008. Sur l'ensemble de l'exercice, le résultat opérationnel du sport devrait connaître une croissance à deux chiffres, pour atteindre 75 millions d'euros. En dépit d'une baisse de 12 % du chiffre d'affaires sur le premier semestre 2008, Lagardère Sports est présenté comme le relais de croissance du groupe. Lors de la journée des investisseurs en juin 2008, Olivier Guiguet annonçait sur ce marché 6 % de croissance par an jusqu'en 2012. Et même l'absence d'événements sportifs mondiaux en 2009 ne devrait pas peser sur l'activité du groupe, selon le management. Au contraire, Lagardère Sports profiterait particulièrement des matchs de qualification à la Coupe du monde de football. Par ailleurs, Lagardère Sports cherche à accélérer sa croissance sur les marchés où le « business » du sport est encore peu développé, comme l'Asie. A cette fin, le groupe a mis la main sur la société singapourienne World Sport Group, qui devrait contribuer significativement aux résultats dès 2009.
