Les tops et les flops depuis le début de la crise

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Crise immobilière, crise du crédit et faillites en cascades, depuis l'avènement de la crise des «subprime», ces crédits accordés aux ménages américains les plus démunis, les difficultés se sont amoncelées, entrainant les Bourses mondiales dans une spirale baissière inédite depuis l'éclatement de la bulle internet et les attentats du 11 septembre. En septembre 2000, le Cac 40 culminait à 6950 points. Deux ans et demi plus tard, en mars 2003, avec un plus bas à 2400 points, sa valeur avait fondu de 66%. A l'époque, ce sont surtout les valeurs technologiques qui avaient souffert. Le cours France Telecom est ainsi passé de 219 euros en mars 2000 à 6,5 euros en septembre 2002, soit une baisse de 97%. De son côté, Alcatel est passé de 95,6 euros septembre 2000, à 2,38 euros, fondant également de 97%.
Immobilières et bancaires en berne
La singularité de la crise boursière qui secoue les marchés depuis le pic du 13 juillet 2007, c'est qu'elle s'en prend surtout aux valeurs financières, mais également à la construction et l'immobilier. Entre ses plus hauts du 13 juillet à 6156 points et ses plus bas de mardi 30 septembre 2008 à 3844 points, l'indice Cac 40 a perdu 38% de sa valeur. Dans le même temps, l'indice Eurostoxx Construction and Materials a baissé de 52%. L'indice Euro Stoxx Bank a reculé de 47% tout comme l'indice Euro Stoxx Financial Services. A l'inverse, le secteur ayant le mieux résisté est celui des télécoms (-15,6% pour l'Eurostoxx Telecom) et celui des services aux collectivités (-21% pour l'Euro Stoxx Utility).
Natixis, palme des flops
Au niveau des valeurs, la palme de la plus forte baisse revient à Natixis qui, sur la période allant du 13 juillet 2007 au mardi 30 septembre 2008, perd 88%. Le cours de l'action est passé de 19 euros à 2 euros. Le groupe issu de la fusion des Caisses d'Epargnes et de la Banque Populaire a pâtit de son exposition aux «subprimes», à travers son ex-filiale de crédit hypothécaire CIFG. Elle a dû procéder à une augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros.
Sans surprise en deuxième place du classement des plus fortes baisses, c'est une valeur immobilière : Orco Property Group. Le titre du groupe spécialisé dans la gestion d'actifs immobiliers situés en Europe Centrale a perdu 85% depuis le 13 juillet 2007, passant de 117 à 18 euros.
Sur la troisième marche du podium, on trouve Rodriguez Group. L'action du fabricant de bateaux a perdu 82% de sa valeur, passant de 40 à 7 euros. En quatrième et cinquième place, on trouve dans un mouchoir de poche, Thomson (-82%) et Nexity (-81%). Là encore c'est une valeur immobilière qui fait les frais du ralentissement du marché. L'action du leader français de la promotion d'actifs immobiliers résidentiels et tertiaires, est passée de 62,2 euros à 11,59 euros. Suivent Trigano et Alcatel avec des baisses respectives de 80% et 75%. Le constructeur de grue Haulotte arrive en 8ème place avec un recul de 74%. Generale de Sante, 1er groupe européen d'hospitalisation et Soitec, fabricant de puces en silicium, signent les 9eme et 10eme plus fortes baisses du classement, avec des reculs respectifs de 74% et 73%.
Hermès grand vainqueur
Mais certaines valeurs sont sorties grandes gagnantes de la période. C'est le cas d'Hermès Intl (+43% depuis le 13 juillet 2007). Mais c'est surtout en 2008 que le titre du groupe spécialisé dans la confection des produits de luxe s'est réveillé. Après un plus bas le 22 janvier à 59,4 euros, l'action a pratiquement doublé son cours touchant un plus haut lundi à 114 euros. Sur la deuxième marche des plus fortes hausses, on trouve Gemalto. L'action du leader mondial de la sécurité numérique a grimpé de 41%. C'est au début de l'année 2008 que le titre a pris son envol. Le titre est ainsi passé en 9 mois, d'un plus bas à 14,8 euros à 25 euros lundi. L'opérateur de télécommunications Maroc Télécom grimpe sur la troisième marche du podium, avec un bond de 37%. L'action est passée de 11 euros le 13 juillet 2007 à 37 euros lundi. Eramet n'a pas à rougir de sa quatrième place. Avec un bond de 23%, l'action du groupe spécialisé dans la commercialisation et la prospection de métaux non ferreux, est passée de 206 à 254 euros. Suivent le fabricant de jeux vidéo Ubisoft et le spécialiste de la gestion d'actifs immobiliers commerciaux Mercialys, avec des gains respectifs de 9,9% et 7% sur la période. En dehors de ces six valeurs, aucune autre action n'est parvenue à afficher une performance positive depuis le début de la crise.
Technologie graphique Axial Finance
