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Gare aux placements court terme !

27/09/2008 00:00 - JDF

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L'heure est à la sinistrose et l'assurance-vie ne fait pas exception à la règle. Selon les derniers chiffres de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), les cotisations sont toujours en recul à la fin du mois d'août : seulement (!) 86,1 milliards d'euros ont été collectés depuis le début de l'année, soit une baisse de 9 % par rapport à l'année précédente. Mais que les professionnels se rassurent : le taux d'épargne des ménages n'est pas près de s'effondrer. Selon Xerfi, cabinet d'analyse et de prévisions, le ralentissement de l'activité économique à l'horizon 2009, les tensions inflationnistes et la dégradation du pouvoir d'achat sont autant de facteurs qui encourageront les ménages à épargner davantage. « Ainsi, le taux d'épargne passera de 16,1 % en 2007 à 16,3 % en 2008 et 16,5 % en 2009 », précise Xerfi. Bien loin de puiser dans leur bas de laine, les Français s'apprêtent à se serrer davantage la ceinture en prévision de temps difficiles et d'une retraite assombrie par l'aggravation du déficit de la branche vieillesse. S'ils ont de bonnes raisons de capitaliser, les épargnants adoptent-ils la bonne tactique ? Les prévisions de Xerfi nous permettent d'en douter car, selon le cabinet, la hausse du taux d'épargne profitera essentiellement aux placements à court terme : + 6,5 % en 2008 et + 6,7 % en 2009. Echaudés par la crise financière, nos concitoyens se replient sur les produits liquides et peu risqués. Une réaction logique, du moins temporairement, mais peu adaptée à la préparation de la retraite, car ces actifs sûrs sont aussi les placements les moins rémunérateurs sur le long terme. De même, sur les assurances-vie, les versements sur les supports en unités de compte sont en forte diminution (- 43 %), alors que les placements en euros progressent de 2 % depuis le début de l'année. Il est bien sûr difficile de miser sur les actions alors que nous ne sommes pas encore sortis des turbulences, mais les points d'entrée sont aujourd'hui suffisamment bas pour recommencer à investir progressivement. Enfin, le risque sera d'autant plus faible que l'horizon de placement est lointain.