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Des opérateurs qui se battent pour leur avenir

13/09/2008 00:00 - JDF

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« Dans dix ans, il n'y aura que deux à quatre grandes entreprises de courrier avec une dimension européenne. » La prévision de Raymond Redding, directeur général délégué de La Poste, émise voilà deux ans, est en train de se réaliser. Car, concurrencés de plus en plus sur leurs marchés nationaux, les opérateurs européens n'ont pas d'autre choix que d'étendre leur réseau à l'étranger. Aidées par des moyens financiers colossaux et une belle rentabilité, la poste allemande et son homologue néerlandaise ont, sur ce terrain-là, pris une certaine avance. Dès 2005, la Deutsche Post a ainsi placé ses pions en France en acquérant Koba, une société de routage. Et DHL, sa filiale de transport express, ne cesse de gagner des parts de marché. De son côté, La Poste apparaît encore comme un groupe trop franco-français, avec seulement 16,1 % de ses revenus réalisés en dehors de ses frontières par le biais de GeoPost, une filiale spécialisée dans l'envoi de colis express B2B de moins de 31,5 kilos et qui compte 300.000 clients. Bien décidée à rattraper son retard, La Poste serait en quête d'une acquisition en Espagne ou en Italie. La bataille s'annonce rude si l'entreprise veut se maintenir parmi les grands acteurs du secteur et éviter de se retrouver dans la situation de Royal Mail. Fragilisée par des grèves à répétition, la poste britannique (qui évolue sur un marché entièrement libéralisé) a perdu en cinq ans pas moins de 40 % de clients, passés à la concurrence, de sorte que ses comptes sont de nouveau déficitaires. Sur le plan boursier, comment profiter de cette libéralisation et des opérations à venir ? En s'intéressant aux titres des postes cotées, comme la Deutsche Post (cotation : Francfort) ou TNT (Amsderdam).