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A travers plusieurs introductions au premier semestre et une politique d'ouverture à l'inter- national, le marché des PME s'affirme, dans un contexte peu valorisant. En période de crise, les valeurs moyennes sont les plus durement touchées : une fois de plus, cela s'est vérifié. L'indice Alternext a perdu 30 % depuis un an, le CAC 40 seulement 20 %. Martine Charbonnier, directeur exécutif du listing européen de Nyse Euronext, ne se félicite bien évidemment pas de cette performance, tout en restant raisonnablement optimiste sur le développement du marché des valeurs moyennes. Début juillet, le groupe faisait part de sa volonté de ramener les investisseurs à la raison, tout autant que les patrons déçus de leur introduction. Pour preuve de l'efficacité du marché, certains chiffres sont encourageants. En effet, depuis 2005, le chiffre d'affaires moyen dégagé par les sociétés cotées sur Alternext a augmenté de 71 %. En termes de résultat net, sur la même période, la progression ressort à 185 %. On reproche souvent à Alternext son manque de liquidité, mais d'après Martine Charbonnier celle-ci était meilleure que sur le Compartiment C avant la crise. L'année a également été marquée par plusieurs introductions de sociétés étrangères. En plus de Proventec, une société britannique, trois PME chinoises ont fait leurs premiers pas : China Corn Oil, Huacheng Real Estate et China Photovoltaic Group. Ces sociétés voient Alternext comme une première étape avant de s'introduire à terme sur des marchés réglementés. De leur côté, les dirigeants d'Alternext espèrent ainsi insuffler plus de vitalité au marché des PME, en attendant un indispensable redémarrage de l'économie...
F.L.