Les fusions-acquisitions se portent bien dans un environnement difficile
Dans un contexte de crise du crédit, les opérations de fusion-acquisition ont bien résisté. Les acquéreurs ont profité de faibles valorisations et d'opportunités stratégiques. Au total, les fusions-acquisitions sont ressorties à 2,3 trilliards de dollars depuis le 1er janvier. Ce montant n'inclut pas les opérations ayant échoué, comme la tentative de reprise de Yahoo! par Microsoft.
La plus emblématique opération est le rachat d'Anheuser-Busch par Inbev. L'acquisition la plus chère de l'année (52 milliards de dollars en cash) montre que les industriels sont prêts à prendre des risques pour se développer malgré la crise économique. Ensuite, le rachat d'Anheuser-Busch illustre l'intérêt pour les groupes européens d'investir dans la zone dollar.
Concernant les valeurs financières, nous assistons aussi à des rapprochements. Beaucoup plus faibles en valeur, ils relèvent surtout du sauvetage de dernière minute, à l'image de l'acquisition de Bear Stearns par JP Morgan. Pis encore, la banque Northern Rock a dû être temporairement nationalisée. De manière plus surprenante, les géants des pays émergents se font encore discrets. A part la tentative de rachat du suisse Xstrata par le brésilien Vale, aucune transaction tonitruante n'est à mettre à leur actif sur ces huit derniers mois. Leurs fonds souverains se contentent quant à eux de participations minoritaires.
Les fonds d'investissement finançant leurs achats par endettement (LBO) ont pratiquement disparu des grandes transactions en raison de la crise du crédit.
La France pourrait suivre
Jusqu'à présent, les groupes français se sont posés en prédateurs. Pernod Ricard a mis la main sur la vodka Absolut pour 5,6 milliards d'euros. De son côté, France Télécom avait bien l'intention de racheter son homologue nordique TeliaSonera. Finalement l'opérateur historique a dû renoncer, faute de soutien de ses actionnaires et de son concurrent.
Bientôt, les groupes français pourraient devenir des cibles. Depuis plusieurs années, des rumeurs reviennent régulièrement sur Schneider Electric ou Saint- Gobain. Et si elles se concrétisaient ? De manière plus réaliste, des opérations sont attendues du côté des belles valeurs moyennes. Elles ont beaucoup baissé et les occasions ne manquent pas. L'acquisition de l'éditeur de logiciels GL Trade par l'américain Sungard montre que les grands groupes internationaux sont à l'affût.
La plus emblématique opération est le rachat d'Anheuser-Busch par Inbev. L'acquisition la plus chère de l'année (52 milliards de dollars en cash) montre que les industriels sont prêts à prendre des risques pour se développer malgré la crise économique. Ensuite, le rachat d'Anheuser-Busch illustre l'intérêt pour les groupes européens d'investir dans la zone dollar.
Concernant les valeurs financières, nous assistons aussi à des rapprochements. Beaucoup plus faibles en valeur, ils relèvent surtout du sauvetage de dernière minute, à l'image de l'acquisition de Bear Stearns par JP Morgan. Pis encore, la banque Northern Rock a dû être temporairement nationalisée. De manière plus surprenante, les géants des pays émergents se font encore discrets. A part la tentative de rachat du suisse Xstrata par le brésilien Vale, aucune transaction tonitruante n'est à mettre à leur actif sur ces huit derniers mois. Leurs fonds souverains se contentent quant à eux de participations minoritaires.
Les fonds d'investissement finançant leurs achats par endettement (LBO) ont pratiquement disparu des grandes transactions en raison de la crise du crédit.
La France pourrait suivre
Jusqu'à présent, les groupes français se sont posés en prédateurs. Pernod Ricard a mis la main sur la vodka Absolut pour 5,6 milliards d'euros. De son côté, France Télécom avait bien l'intention de racheter son homologue nordique TeliaSonera. Finalement l'opérateur historique a dû renoncer, faute de soutien de ses actionnaires et de son concurrent.
Bientôt, les groupes français pourraient devenir des cibles. Depuis plusieurs années, des rumeurs reviennent régulièrement sur Schneider Electric ou Saint- Gobain. Et si elles se concrétisaient ? De manière plus réaliste, des opérations sont attendues du côté des belles valeurs moyennes. Elles ont beaucoup baissé et les occasions ne manquent pas. L'acquisition de l'éditeur de logiciels GL Trade par l'américain Sungard montre que les grands groupes internationaux sont à l'affût.
OLIVIER AUBERGER
