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La Société Générale va se redresser

09/08/2008 00:00 - JDF

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Certes, l'horizon est encore sombre. La crise financière n'a pas dit son dernier mot et la croissance mondiale ralentit. Frédéric Oudéa, P-DG de la Société Générale, s'est d'ailleurs montré d'une prudence de bon aloi quant aux perspectives de son établissement. Depuis le début de la crise des subprimes, la banque de la Défense a perdu près de 5 milliards d'euros en dépréciations, auxquels il convient d'ajouter les 4,9 milliards évaporés lors de la « fraude Kerviel ». Et, ce semestre, les résultats restent plus que moroses. Sur un an glissant, le résultat net part du groupe du deuxième trimestre, a plongé de 64 %, pour atteindre 644 millions d'euros. D'un semestre à l'autre, il a chuté de 45 %. Si l'euphorie n'est pas de mise, la défiance, dont nous gratifions la banque, nous paraît également dépassée. Les métiers prouvent leur solidité. Répondant aux exigences des autorités réglementaires, la Société Générale a détaillé son exposition aux actifs risqués : ABS, CDO, monolines, LBO... Les provisions passées pour chaque ligne suivent des modèles conservateurs qui ont rassuré les marchés. Les conduits ne seront pas consolidés car « ils ont trouvé sans difficulté des financements sur les marchés », selon Jean-Pierre Mustier, patron de la BFI. La banque de réseau en France et à l'international a assuré 60 % du résultat net de l'établissement ce semestre. Les réseaux internationaux, en croissance de 14 % sur un an, ont réalisé la plus forte performance du groupe. Selon le management, l'impact de « l'affaire Kerviel » en termes commerciaux s'est limité aux ouvertures de comptes. La structure capitalistique est solide et les ratios de fonds propres élevés. Selon les normes de Bâle II, le ratio Tier 1 atteint 8,2 %. Frédéric Oudéa a assuré pouvoir maintenir ce niveau de solvabilité sans augmentation de capital.
NOTRE CONSEILAchat sous 65 euros. La banque reste sous-valorisée. La volatilité autour du titre va se poursuivre, mais nous tablons sur une tendance fondamentale haussière. Viser 75 euros, un objectif prudent qui tient compte de la très probable détérioration de l'environnement économique (code : GLE, Comp. A, SRD).