Les Européens ont su s'adapter plus vite à la nouvelle conjoncture

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La mésaventure des Américains peut-elle arriver aux Européens ?
Bien que les marchés automobiles d'Europe de l'Ouest devraient enregistrer une baisse de l'ordre de 4 % cette année, la situation dans laquelle se trouvent aujourd'hui les constructeurs européens n'a rien d'aussi dramatique que celle de leurs homologues américains. D'abord, parce que Volkswagen, PSA Peugeot Citroën et Fiat conservent un fort leadership sur leurs marchés nationaux et restent des entreprises profitables. Ensuite, parce qu'au cours des dernières années ils ont considérablement gagné en compétitivité en augmentant leurs capacités dans des pays à bas coûts, tout en soignant la qualité et la fiabilité de leurs modèles, alors que les Américains ont plutôt négligé ces deux aspects (surtout Chrysler, très en retard à l'international). Enfin, parce qu'en Europe les constructeurs planchent déjà sur des solutions pour réduire les émissions de CO2, alors que la prise de conscience des Américains est relativement récente.
En résumé, les Européens ont su s'adapter plus vite que les Américains à la nouvelle donne de l'automobile. Alors que les pertes se creusent de l'autre côté de l'Atlantique, les constructeurs généralistes européens ont tous vu leurs bénéfices progresser sur les six premiers mois de l'année. Seuls les spécialistes du haut de gamme (BMW et Daimler) ont accusé un repli de leurs résultats, mais ils conservent des niveaux de rentabilité élevés.
NOTRE CONSEIL
Dans le contexte actuel, il faut être très sélectif dans le choix des valeurs. Nous conseillons de rester à l'écart des constructeurs américains. Du côté européen,
Dans le contexte actuel, il faut être très sélectif dans le choix des valeurs. Nous conseillons de rester à l'écart des constructeurs américains. Du côté européen,
Peugeot reste notre valeur préférée car le titre décote de près de 50 % par rapport aux fonds propres et dispose d'un vrai potentiel de rebond. Viser 50 euros (code : UG, Comp. A, SRD). Renault est plus risqué dans l'immédiat, mais nous visons 75 euros sous dix-huit mois en pariant que l'objectif de marge opérationnelle à 6 % en 2009 sera tenu (RNO, Comp. A, SRD).
On peut aussi s'intéresser à Fiat (FSOR, Milan) car l'italien évolue dans un cycle produits très favorable. Enfin, on prendra des bénéfices sur Daimler et Volkswagen (DAI et VWP, Francfort).
Jérôme Marmet
