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A qui profitent les difficultés des Big Three ?

09/08/2008 00:00 - JDF

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Les déboires que connaissent GM, Ford et Chrysler font les affaires des constructeurs asiatiques. Toyota en tête, mais aussi Honda et Nissan, qui continuent de grappiller des parts de marché. Leur succès s'explique d'abord par le fait qu'ils ont été les premiers à percevoir les nouvelles demandes des consommateurs américains pour des véhicules moins imposants, plus fiables et économiques. Ensuite, parce qu'ils se sont dotés d'usines ultramodernes capables d'assembler différents modèles sur la même chaîne de production. Hormis BMW, Porsche et, dans une moindre mesure, Mercedes, les Européens n'ont pas su saisir cette chance et déployer leur gamme sur ce qui reste, malgré tout, le marché automobile le plus rentable au monde. Par ailleurs, la question d'un éventuel retour des Français sur ce marché ne se pose pas. Renault s'y est cassé les dents par deux fois, notamment avec l'échec de la commercialisation de la Dauphine dans les années 1960. PSA Peugeot Citroën et Renault préfèrent investir sur d'autres pays : la Chine et le Brésil pour le premier, la Russie et l'Inde pour le second. Toutefois, la marque au losange est la plus susceptible d'étudier un jour la question, dans la mesure où elle bénéficierait sur place des infrastructures de Nissan. En outre, Carlos Ghosn n'a jamais vraiment renoncé à l'idée d'élargir l'alliance Renault-Nissan à un constructeur américain, de préférence à General Motors. Ce dernier avait fait capoter les discussions préliminaires menées à l'automne 2006. Deux ans plus tard, il pourrait finir par s'en mordre les doigts !