Un trimestre plombé par de nouvelles dépréciations
Serait-ce la goutte d'eau qui a fait déborder le vase ? Celui-ci était déjà bien plein. Les résultats du deuxième trimestre ont à nouveau été plombés par d'importantes dépréciations (810 millions d'euros), relatives au déclin de l'activité CDMA (réseaux mobiles) issue de l'ex-Lucent. Une somme qui vient s'ajouter aux 2,5 milliards déjà dépréciés fin 2007, et qui ternit un peu plus le bilan de la fusion, dont Serge Tchuruk et Pat Russo ont été les artisans. Sur le trimestre, la perte nette s'élève à 1,1 milliard d'euros, pour un chiffre d'affaires de 4,1 milliards, en hausse de 6,1 % par rapport au trimestre précédent. Si les performances dans les infrastructures mobiles sont décevantes, avec notamment des baisses d'investissements des principaux opérateurs, la bonne surprise est venue des activités dans les réseaux fixes et surtout dans les services (20 % du chiffre d'affaires). La demande pour l'intégration, la maintenance et la gestion de réseaux reste forte, alors que les marges y sont les plus importantes (8,6 % de marge opérationnelle). Alcatel-Lucent maintient ses prévisions pour l'année 2008, à savoir un recul des revenus de 2 à 5 % et une marge d'exploitation comprise entre 2 et 5 % du chiffre d'affaires.
