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Les marchés dérivés

21/06/2008 00:00 - JDF

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Fermeture des souscriptions

Le FCP Moneta Micro Entreprises a récemment annoncé la fermeture des souscriptions alors qu'elles avaient été rouvertes en mars. Pouvez-vous m'expliquez comment ces ouvertures ou fermetures sont décidées ? Le fonds Moneta Micro Entreprises (MME) est en effet fermé à la souscription. L'équipe de gestion n'a fait qu'appliquer l'une des clauses prévues dans le prospectus du FCP, qui autorise la fermeture du fonds dès lors que son encours est supérieur à 120 millions d'euros. A l'inverse, les souscriptions peuvent de nouveau être possibles si la valeur des encours repasse à la baisse la barre des 90 millions d'euros. Après la chute des cours de nombreuses valeurs au premier trimestre et les rachats de parts, la valeur des encours a effectivement enfoncé en mars dernier la barre des 90 millions, permettant à de nouveaux investisseurs de souscrire des parts. Depuis, la société explique que le rebond des encours, à plus de 120 millions d'euros, résulte pour moitié de l'augmentation de la valeur de la part (+ 18 %) et pour moitié des souscriptions. Cette mesure de fermeture des souscriptions permet de préserver les intérêts des porteurs de parts, car une taille trop importante n'est pas compatible avec une politique d'investissement active dans des petites sociétés. Cette fermeture des souscriptions est donc une bonne nouvelle pour les porteurs de parts. Elle signifie que les gérants respectent des règles de gestion strictes et que la politique d'investissement du fonds sera maintenue.

Or et inflation

Alors qu'on nous répète sans cesse que l'inflation augmente en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, les cours de l'or n'augmentent pas. Je croyais pourtant que le métal jaune était sensible à l'inflation. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? Nul doute que l'or est sensible aux tensions inflationnistes mais la corrélation entre l'inflation publiée et le cours du métal jaune n'est pas parfaite et surtout pas immédiate. Le fait que l'or n'ait pas profité ces derniers jours des résurgences inflationnistes peut s'expliquer de plusieurs manières. La première tient à l'anticipation. Cela fait déjà plusieurs mois que les investisseurs du monde entier parient sur un regain d'inflation de par le monde en raison de l'envolée des prix des matières premières. Ils n'ont pas attendu la publication des statistiques du mois de mai pour se ruer sur l'or. Sur un an, il a déjà progressé de 35 %. La seconde explication tient à la concurrence entre actifs. L'or a beaucoup monté ces dernières années. Le cours de l'once n'était que de 287 dollars en septembre 2001. Certains n'ont donc pas hésité à prendre une partie de leurs bénéfices au-dessus de 900 dollars l'once pour se replacer sur les valeurs montantes du moment : le pétrole et quelques matières premières agricoles. Cela ne veut pas dire que le cours du métal jaune va stagner au cours des prochains mois. Il pourrait repartir à l'assaut des 1.000 dollars l'once si l'environnement inflationniste continuait à se dégrader. L'évolution de l'offre et de la demande est également déterminante. N'oubliez pas qu'avant d'être un placement financier l'or est avant tout une matière première utilisée en joaillerie et dans l'industrie.

Alti

Le titre Alti fait l'objet d'une nouvelle offre publique d'achat au prix de 36 euros l'action. La financière Alti détient déjà près de 90 % du capital. Dois-je apporter mes titres ? Cela ressemble fort à l'offre de la dernière chance. Avec 89,4 % du capital d'Alti, l'initiateur de cette OPA est à un fil du seuil fatidique des 95 %. Une fois ce seuil atteint, il sera en mesure de lancer une offre publique de retrait obligatoire, ou Opro. A l'issue de cette Opro, les actions seront retirées de la cote aux mêmes conditions. Autant apporter dès maintenant ses titres, en sachant que le prix de 36 euros est supérieur de 3 euros à la première offre lancée l'an dernier.

PEA

Quelle est la fiscalité des plus-values si je casse mon plan avant deux ans ? Le PEA est une enveloppe fiscale qui permet d'éviter l'imposition sur les plus-values à condition de conserver ses actions au moins cinq ans. Si vous cassez votre PEA entre la première et la deuxième année, vous subirez une pénalité fiscale. Le taux normal d'imposition sur les plus-values est de 18 %, auquel s'ajoutent 11 % de cotisations sociales. En cas de clôture du plan avant deux ans, l'imposition s'élève à 22,50 % + 11 % de cotisations sociales, soit plus de 33,5 % en tout. Néanmoins, si vous n'avez pas franchi le seuil de cessions équivalent à 25.000 euros de ventes par an, au sein de votre plan, vous pouvez casser votre PEA sans subir cette pénalité. L'administration considère alors que vous n'avez pas profité des avantages du PEA qui autorise de réaliser autant de cessions qu'on le souhaite. Comme pour un investisseur qui n'aurait pas franchi le seuil de cessions sur son compte ordinaire, vous échappez aux 29 % d'imposition et de cotisations.
N. ZAHOUI (36) S. DELAMARE (48) T. MARION (76) (R. HADDA 74)