Suez Environnement possède de solides atouts

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Ex-Lyonnaise des Eaux, fondée en 1880 et fusionnée avec son principal actionnaire, La Compagnie Financière Suez en 1997, Suez Environnement se positionne comme un leader mondial sur les marchés de l'eau et des déchets. Ses activités représentent un quart du chiffre d'affaires de sa maison mère Suez.
Longtemps, on a évoqué l'idée d'une scission entre les branches énergie et environnement, plus créatrice de valeur pour les actionnaires selon certains, mais dénuée de sens pour les dirigeants de Suez. Il aura fallu attendre que le projet de rapprochement entre Suez et Gaz de France se concrétise pour que la mise en Bourse des activités environnementales du groupe, dirigé par Gérard Mestrallet, devienne effective. En acquérant son indépendance boursière, Suez Environnement devrait ainsi accélérer son développement sur des marchés porteurs.
L'Europe reste au coeur de la stratégie de développement
En 2007, le groupe a réalisé un peu plus de 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 46 % dans la propreté en Europe à travers sa filiale Sita. Un cinquième de l'activité est réalisé à l'international, avec des positions très fortes en Europe centrale, où le groupe est leader dans l'eau et les déchets, en Chine, au Chili, en Australie...
Il est également numéro trois dans l'eau aux Etats-Unis, pays dans lequel les dirigeants entrevoient une progression du chiffre d'affaires et du résultat brut d'exploitation plus forte qu'en Europe. Le déploiement du groupe à l'international repose également sur Degrémont, sa filiale spécialisée dans les services d'ingénierie (989 millions d'euros de facturations en 2007).
Si les opportunités de développement dans le monde sont considérables, l'Europe reste au coeur de la stratégie du groupe.
Les dirigeants estiment que la croissance annuelle y est de deux points supérieure à celle du PIB dans les marchés de l'eau et des déchets. Et bien au-delà en Italie, en Espagne, où sa filiale Agbar est leader, et en Europe centrale.
Des profits 2008 gonflés par des éléments non récurrents
Depuis cinq ans, Suez Environnement a enregistré une progression régulière de ses deux activités. L'an dernier, le chiffre d'affaires s'est inscrit en hausse de 6,8 %. Un rythme annuel qui devrait se poursuivre entre 2008 et 2010, la direction anticipant « 5 % de croissance organique et 2 % provenant d'acquisitions de complément ». Une opération de croissance externe d'envergure n'est pas non plus exclue si elle satisfait les critères financiers du groupe.
L'évolution de l'activité devrait s'accompagner d'une hausse de 8 % du résultat brut d'exploitation entre 2009 et 2010. Une performance bien meilleure que celle attendue pour l'exercice en cours, durant lequel la marge brute d'exploitation sera pénalisée par les coûts liés à la cotation et par une baisse de la rentabilité de la filiale Agbar, contrainte d'importer par bateau de l'eau pour alimenter la région de Barcelone.
Le résultat net devrait quant à lui bénéficier d'élements divers exceptionnels (reports déficitaires et plus-value sur la cession à sa maison mère de la participation dans Gas Natural).
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