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Les marchés dérivés

19/04/2008 00:00 - JDF

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Fixing de clOture

J'ai observé des sauts importants sur les cours des actions pendant le traitement après séance, accompagnés de très forts volumes. Pouvez-vous m'en donner l'explication ? Entre 17 h 30 et 17 h 35, les cotations en continu sont suspendues afin de déterminer un cours de clôture, affiché à 17 h 35. C'est le fixing de clôture. Ce cours est déterminé en fonction des volumes demandés et proposés à la vente. Il n'est donc pas rare que l'écart entre le dernier cours coté en continu à 17 h 30 et celui du fixing soit important. Dans votre courrier, vous nous faites part d'écarts de 2 à 2,65 % entre ces cours sur les valeurs Crédit Agricole et Renault pour la séance du 20 mars. Ces écarts n'ont rien d'anormal. Certains professionnels ajustent leurs positions sur un titre durant cette période de fixing, soit pour compléter leurs lignes, soit pour répondre à des opérations de couverture sur les produits dérivés. Les écarts peuvent donc être significatifs. C'est pourquoi il est conseillé de vendre ou d'acheter ses actions avant le fixing de clôture. Durant cette période, l'investisseur ne contrôle pas son prix d'intervention, alors que, entre 9 heures et 17 h 30, il peut intervenir à la lecture du carnet d'ordres. Concernant les volumes élevés que vous avez relevés à la clôture, sachez que, entre 17 h 35 et 17 h 45 les investisseurs peuvent continuer à effectuer des transactions au cours de fixing. En fonction de la quantité de titres disponible, il est possible de continuer à acheter ou à vendre. Durant ces quelques minutes, de nombreuses opérations techniques ont lieu. Le volume des échanges peut donc être aussi élevé que durant toute la journée. C'est l'occasion pour les professionnels de passer des blocs, sans faire décaler les cours.

SpEculation

Je suis un passionné de Bourse. Que veut dire la spéculation sur un titre ? Quels sont les techniques, les risques, les frais... de telles pratiques ? Spéculer consiste à tenter de profiter des écarts de cours le plus rapidement possible pour enregistrer des plus-values rapides. Les techniques spéculatives sont nombreuses et variées, et les produits à disposition des investisseurs aussi. Vous pouvez spéculer sur les actions, les warrants, les certificats... La technique la plus simple pour un néophyte est d'acheter une action le matin et de tenter de la revendre au cours de la journée à meilleur prix. Stimulant, mais risqué : la grande majorité des day traders perdent leur mise au bout de quelques semaines. Ces allers-retours fréquents en Bourse génèrent des frais de courtage importants et finissent par ronger le capital de départ. Dans une conjoncture boursière extrêmement volatile, il est en plus difficile d'être dans le bon sens. Si vous souhaitez vous initier à la spéculation, nous vous conseillons de réaliser vos transactions dans le cadre d'un PEA. Vous n'aurez pas à vous soucier du seuil de cession de 25.000 euros déclenchant l'imposition sur les plus-values. Ne consacrez pas plus de 10 % de votre capital disponible à la spéculation. Enfin, prenez le temps de lire des ouvrages pédagogiques. La spéculation ne s'improvise pas.

Dividende en actions

Certaines sociétés proposent l'op-tion suivante : renoncer au dividende en cash et opter pour le versement du dividende sous forme d'actions. Qu'en pensez-vous ? Est-ce une formule intéressante pour un investisseur individuel ? Cette pratique est en effet courante dans les sociétés de taille moyenne. La société Rubis propose ce type de formule chaque année à ses actionnaires. Comment cela fonctionne-t-il ? L'actionnaire a le choix entre le versement du dividende en espèces ou en titres. Dans le second cas, il recevra le nombre d'actions correspondant à la somme qu'il aurait touchée s'il avait opté pour le dividende en espèces. Comme la correspondance n'est jamais parfaite, l'investisseur a le choix entre recevoir le nombre d'actions immédiatement supérieur en versant la différence en numéraire, soit recevoir le nombre d'actions correspondant immédiatement inférieur, complété d'une soulte en espèces. L'intérêt de l'opération est le suivant : généralement, le cours d'attribution des actions proposées sous cette forme est inférieur au dernier cours de Bourse. L'actionnaire qui opte pour cette option bénéficie d'un « bonus» supplémentaire. Nous vous conseillons d'opter pour le versement en titres en sachant que la fiscalité est la même que pour les paiements en espèces.

Scission de titres Altria

Ma banque me déclare comme produit financier (dividendes) le montant global des titres reçus lors de l'opération réalisée en 2007, soit 0,7 titre Kraft Foods pour 1 titre Altria. Une opération identique a été réalisée en 2008 (1 action Philip Morris pour 1 titre Altria). Cette opération sera-t-elle du même goût fiscal ? Si l'on se réfère au Code général des impôts, en l'absence d'une demande d'agrément déposée auprès de l'administration fiscale française par le groupe américain, les titres reçus lors de cette scission sont imposés sur le revenu au titre de dividendes. Il aurait cependant paru logique que seules les plus-values constatées lors de la revente de ces titres soient imposées. Le cas Altria est similaire à l'opération Norsk Hydro et Statoil. Face à la mobilisation des actionnaires français, une demande d'agrément, déposée par Norsk Hydro, visant à exonérer d'impôt cette attribution d'actions, est en cours. A notre connaissance, la réponse de Bercy n'était pas encore connue. Si la réponse était positive, les actionnaires français d'Altria auraient intérêt à se mobiliser eux aussi pour obtenir un meilleur traitement fiscal.
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