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La correction qu'ont connue les petites valeurs au cours de ces six derniers mois a été d'une violence inouïe. Elle a frappé sans discernement l'ensemble des sociétés cotées sur les Compartiments B et C quels que soient leur secteur d'activité et leurs performances. La chute des cours a en outre été accentuée par le retrait en masse de nombreux fonds spéculatifs qui s'étaient intéressés aux
small caps sans se soucier de la faible liquidité de leur marché en Bourse. Loin de leur tourner le dos, nous avons sélectionné 18 valeurs industrielles solides et bien gérées qui ne sont nullement concernées par les difficultés que traverse aujourd'hui le secteur financier. Elles interviennent toutes dans des domaines d'activité très spécifiques, comme les biens d'équipement (Cnim, Gérard Perrier Industrie, qui réalise 60 % de son chiffre d'affaires dans la maintenance nucléaire, etc.) ou les transports collectifs (Delachaux et Faiveley dans le domaine ferroviaire, et Lisi dans l'aéronautique). Autre secteur représenté, le stockage de produits pétroliers, avec Rubis, ou les équipements de signalisation routière, avec Lacroix. Hiolle Industrie intervient, de son côté, dans le recyclage des déchets industriels. Autant de secteurs qui ne connaissent aucun ralentissement et offrent au contraire une excellente visibilité. Sécuridev dans les serrures, Poujoulat dans les conduits pour cheminées et Thermador dans la distribution de robinetterie sont plus exposés au secteur du bâtiment, mais il s'agit de sociétés bien gérées, capables de s'adapter à une modification de leur environnement. La solidité de leur bilan constitue un atout supplémentaire.
La Bourse s'attend au pire C'est la raison pour laquelle les sociétés de notre sélection ont délivré de bons résultat 2007 et se montrent confiantes pour 2008.
« Loin de constituer un handicap, la baisse du dollar les favorise, puisque les sociétés industrielles bénéficient d'un effet de change favorable sur leurs approvisionnements, alors qu'elles réalisent l'essentiel de leur activité en Europe et facturent en euros », souligne Cyril Temin, associé chez Euroland Finance. La récente révision en baisse de 2 % à 1,7 % de la croissance française pour cette année devrait avoir un impact limité sur leurs performances. Avec des multiples de 8 à 9 fois les perspectives bénéficiaires pour 2008 en moyenne, les risques de baisse des cours sont limités, car le marché s'attend déjà, pour la plupart d'entre elles, à une chute de leurs profits, ce qui est loin d'être acquis.