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Quand la baisse du titre Zodiac ravive l'attrait spéculatif

15/03/2008 00:00 - JDF

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Si Zodiac affiche aussi clairement ses ambitions en termes d'acquisitions, c'est peut-être également pour mieux protéger son indépendance. Car l'équipementier lui-même n'est pas à l'abri de prédateurs éventuels. Son capital, détenu à plus de 60 % par le public, est en effet théoriquement opéable. Sa fragilité face au risque de raid est aujourd'hui d'autant plus avérée que son principal rempart vient de tomber, avec la baisse de son titre dont la valorisation était considérée auparavant comme l'une des plus élevées du secteur. Autrefois surpayée, l'action Zodiac est désormais décotée Aujourd'hui, l'action capitalise 11 fois notre estimation de résultat net 2007/2008 (160 millions d'euros) et la valeur d'entreprise représente 1 fois le chiffre d'affaires prévisionnel (2,08 milliards d'euros). Des ratios désormais inférieurs à ceux affichés par ses concurrents. L'américain Goodrich se négocie ainsi 13,5 fois son résultat net anticipé et 1,2 fois ses perspectives de ventes. Zodiac a toute la panoplie de la proie : outre son recentrage bénéfique dans l'aéronautique, ses multiples positions de leader mondial sur des niches d'activité, son bilan sain et ses niveaux de marges très confortables (la marge opérationnelle dépasse le seuil de 12 %) ont de quoi aiguiser les appétits. Du coup, dès qu'un acteur du secteur montre un quelconque intérêt pour des acquisitions, Zodiac se retrouve au coeur des rumeurs de marché. Quelquefois évoqué, le scénario d'un rapprochement avec Thales reste certainement le moins probable. Si l'équipementier électronique de défense est en quête d'opérations de croissance externe, les activités de Zodiac ne rentrent guère dans son champ de vision puisque les axes de croissance qu'il privilégie actuellement sont notam- ment la sécurité civile ou encore les transports. Des synergies possibles avec l'équipementier Safran En revanche, une alliance avec Safran pourrait être riche en synergies industrielles et commerciales. Une fois terminé le recentrage du motoriste dans l'aéronautique avec la cession du pôle de téléphonie mobile projetée pour cette année, il y a fort à parier que la spéculation reprendra sur le titre Zodiac dans cette perspective. D'éventuels accords à l'international ou encore la réalisation d'un LBO ne sont pas non plus des hypothèses à écarter. Une chose est certaine, tout assaut inamical sur le capital n'apparaît guère possible en raison de la présence d'un noyau dur d'actionnaires, formalisé par un pacte liant la famille Domange et les dirigeants d'une part (40,9 % des droits de vote), et la holding familiale du groupe Peugeot, FFP, d'autre part (4,01 % des droits de vote). Reste également à déterminer à quel prix pourrait s'effectuer une éventuelle évolution du tour de table. En tablant sur une prime minimale de 15 % par rapport au cours théorique de l'action, que nous estimons à au moins 36 euros selon les ratios moyens de valorisation en cours dans le secteur, l'opération pourrait avoir lieu autour de 42 euros par action. Soit un prix de sortie raisonnable pour les actionnaires minoritaires.
NOTRE CONSEILAcheter à titre spéculatif en visant un objectif de cours de 42 euros à moyen terme pour jouer les solides perspectives de croissance du groupe et son caractère opéable (code : ZC, Comp. A, SRD).