La sécurité paie plus que le dynamisme
Depuis le début de l'année, aucun de nos portefeuilles n'a démérité. Mais il faut bien reconnaître qu'en cette période de forte instabilité boursière notre portefeuille PEA Sécurité fait nettement mieux que le PEA Dynamique. Nos performances depuis la création des portefeuilles en septembre 1992 montrent d'ailleurs que ce qui est vrai aujourd'hui se vérifie aussi sur longue période.
Notre PEA Sécurité est structuré autour de valeurs industrielles de premier plan, comme Air Liquide et Alstom, avec Suez et Total dans l'énergie. France Télécom, Vinci et Pernod Ricard présentent un profit défensif qui a participé à la performance car ces valeurs sont aujourd'hui très recherchées. Grosse déception en revanche sur Crédit Agricole, qui nous semblait bien protégé contre la crise actuelle. La Banque verte n'a de toute évidence pas résisté à la désaffection des investisseurs pour le secteur, mais nous préférons éviter de céder à la panique en vendant au plus mauvais moment.
Notre portefeuille PEA Dynamique a beaucoup plus « tourné » que le précédent. Nous parvenons - comme c'est souvent le cas en Bourse - à un résultat satisfaisant, mais inférieur à la sélection Sécurité. Nous souffrons de prises de bénéfices sur les valeurs parapétrolières (CGG Veritas et Vallourec), mais nous les gardons car le pétrole reste un thème d'investissement très porteur pour les années à venir. Peu de titres présentent aujourd'hui d'aussi belles perspectives que ces deux sociétés.
Le portefeuille PEA Europe, qui a accumulé une très bonne avance de près de 19 % depuis le début de l'année, grâce notamment à la présence de valeurs allemandes, nous permet d'encaisser le choc de la chute de Dexia, revenu cette semaine à près de 20 euros.
Dans le secteur financier, Allianz souffre également car le géant allemand de l'assurance contrôle la totalité du capital de la Dresdner Bank, très touchée par la crise du crédit hypothécaire aux Etats-Unis. Sans doute aurions-nous mieux fait de vendre dès le début de la baisse. Le choc est rude, mais Dexia devrait se redresser. Il faut savoir que les pertes de sa filiale américaine, de 121,8 millions de dollars pour le troisième trimestre, ne peuvent en aucun cas mettre en difficulté un groupe dont le produit net bancaire dépasse les 7 milliards d'euros.
