La chronique de Renaud Maridet
... QUE Jean René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, multiplie les consultations pour consolider son tour de table, mais les banques françaises présentes au capital ont aujourd'hui d'autres priorités à gérer. Pour ces dernières, compte tenu des difficultés que traverse le secteur, l'heure serait d'ailleurs plutôt au désengagement qu'au renforcement. L'idée qui consisterait à faire de la place à un partenaire en échange d'un accord industriel n'est pas d'actualité, car contraire à la stratégie de convergence mise en oeuvre par Jean-Bernard Lévy, le président du directoire.
... QUE le groupe de BTP Vinci pourrait être à l'origine d'achats massifs sur les nouveaux titres Eurotunnel. En effet, les activités de concessions autoroutières de Vinci obéissent à la même logique que l'exploitation du tunnel sous la Manche. L'objectif ne serait pas d'en prendre le contrôle, mais d'y occuper une place suffisamment importante (autour de 30 % du capital par exemple) pour mieux défendre ses propres intérêts.
... QUE la société de prêt-à-porter Fashion Bel-Air, cotée sur le Marché Libre depuis 1995, pourrait être admise sur Alternext aux alentours du 13 novembre. Un communiqué avait été publié le 17 octobre, indiquant aux actionnaires que le transfert de cotation avait été validé par Euronext. L'intérêt des investisseurs pour la société ne faiblit pas : en une semaine, la valeur, qui a quasi doublé depuis le début de l'année, a encore bondi de 15 %. De nombreux gérants sur la place de Paris ramasseraient activement du papier.
... QUE le leader mondial des centres d'appels Téléperformance ferait une annonce lundi après Bourse. Les résultats semestriels étaient initialement attendus pour le 14 novembre. Mardi 30, la valeur a dégringolé de 3,74 %, sans raison a priori valable. Cette correction pourrait être liée à des craintes quant au contenu du communiqué attendu lundi. En effet, Téléperformance, qui réalise plus de 40 % de son chiffre d'affaires aux Etats-Unis, est très exposé au dollar dont la valeur ne cesse de se déprécier.
....QUE Barclays aurait approché la Banque d'Angleterre pour résoudre un problème urgent de financement. Les deux institutions se sont refusées à tout commentaire, mais il n'est pas improbable que la troisième banque britannique soit à ce point affectée par la crise du marché monétaire.
