Négociations salariales et smic à l'étude

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Après le « paquet fiscal », Bercy vient de donner le coup d'envoi du deuxième chantier en faveur du pouvoir d'achat. Fruit d'une réflexion entre l'Etat et les partenaires sociaux, le « cycle de travail » sur l'emploi et le pouvoir d'achat s'achèvera au printemps.
Au coeur des débats se trouvent le problème du tassement des salaires intermédiaires et le smic, dont l'évolution à venir pourrait être étudiée par une commission indépendante. Autant dire que le sujet est de taille, vu la montée en puissance de la proportion d'employés rémunérés au salaire minimum. « La part des salariés au smic a presque doublé en dix ans », a d'ailleurs souligné la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui explique cette évolution par la progression de plus de 20 % du smic depuis 1999, alors que cette hausse a été plus limitée pour les employés et les cadres, et quasi nulle pour les professions intermédiaires. Sur le même thème, Christine Lagarde s'est d'ores et déjà déclarée favorable à l'idée de conditionner les allégements de cotisations sociales au respect de la négociation annuelle des salaires par les entreprises. Le « cycle » portera aussi sur l'augmentation de la concurrence pour encourager des baisses de prix. Ce débat sera nourri par les travaux de la commission Attali, qui propose de lever massivement les barrières dans la distribution.
La réforme de la loi Galland, qui permettra d'intégrer l'ensemble des marges arrière obtenues par les distributeurs dans leurs prix de vente au bénéfice des consommateurs, « devrait être mise en oeuvre dans le cadre du projet de loi Consommation », a indiqué Christine Lagarde.
Enfin, le gouvernement souhaite mettre au point de nouveaux indicateurs statistiques, après les polémiques sur les chiffres du chômage et de l'inflation. Depuis le passage à l'euro, les Français ont le sentiment que les prix ont grimpé, ce que ne reflète pas la sage évolution de l'indice des prix à la consommation publié par l'Insee.
