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L'assurance-vie multisupport affiche de belles performances

04/08/2007 00:00 - JDF

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L'assurance-vie ne suscite plus le même engouement auprès des épargnants. Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), les cotisations baissent de 3 % sur les six premiers mois de l'année 2007 par rapport à la même période de 2006, mais ce désamour est tout relatif, puisque les investissements se montent tout de même à 73,4 milliards d'euros. Il est plus étonnant de constater que les supports en unités de compte (investis sur les actions) et ceux en euros (à capital garanti) baissent d'un pourcentage identique. La bonne tenue de la Bourse, et notamment du CAC 40, aurait dû pousser les Français à investir davantage sur les supports à risques, mais ils se sont montrés prudents. Les secousses de l'été semblent leur donner provisoirement raison, pourtant, sur le long terme, le pari des actions est toujours le plus payant. Même sur la seule année 2007, il n'est pas dit que ceux qui ont joué la prudence seront gagnants car la plupart des fonds dynamiques (et tous ceux de notre tableau) réalisent en six mois une performance d'au moins 5 % ; les meilleurs d'entre eux enregistrant même un score supérieur à 10 %, soit en une demi-année environ 2,5 fois plus que ce que rapportera la moyenne des fonds en euros sur une année entière.

Les performances des fonds profilés

Les contrats en unités de compte peuvent être investis sur des Sicav ou des fonds communs de placement spécialisés sur un marché ou un secteur. Il peuvent aussi proposer des supports plus généralistes diversifiés, ou encore des fonds « profilés ». Ces fonds à profil - quels que soient les noms choisis par les compagnies d'assurances - se classent généralement dans trois catégories : « prudent », « équilibré » et « dynamique ». Cette dernière regroupe les FCP les plus investis en actions et qui réalisent généralement les meilleures performances. Les fonds dits équilibrés et prudents sont partiellement investis en actions, mais aussi en obligations et produits de trésorerie dans des proportions assez variables. Ils sont tentants pour beaucoup de souscripteurs qui espèrent conjuguer sécurité et performance, mais leurs résultats ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions affichées (voir tableau). Bien souvent, les performances d'un compartiment prudent seront inférieures à celles d'un fonds en euros, qui a en outre l'avantage de proposer une garantie en capital. Pour répartir ses risques et obtenir une bonne rentabilité, il est souvent préférable de partager ses avoirs entre un fonds dynamique et un fonds en euros plutôt que de choisir un fonds équilibré.

Les nouvelles techniques de gestion

Les assurés plus avertis préféreront toutefois sélectionner directement leurs OPCVM, dont de nombreux contrats offrent une large sélection. La difficulté n'est pas tant de bien choisir les supports que d'effectuer des arbitrages au moment opportun. Pour résoudre le problème, certains assureurs proposent des options de gestion automatiques conçues pour saisir les meilleures opportunités et surtout pour éviter aux assurés les plus émotifs de vendre à la baisse et d'acheter à la hausse. SMABPT Vie, par exemple, vient de lancer une option « a contrario » permettant d'arbitrer une partie de l'épargne acquise sur le fonds en euros vers un support actions quand les marchés sont clairement orientés à la baisse. Fortis a conçu, dans le cadre du contrat Privilège Gestion Active, trois options pouvant être combinées, permettant à la fois de sécuriser ses plus-values et de limiter les pertes en cas de retournement de marché. Enfin, pour ceux qui souhaitent déléguer leurs arbitrages, Altaprofits suggère une gestion pilotée assortie de neuf niveaux d'espérance de gains, du plus au moins risqué.

Paquet fiscal : déception sur l'ISF

Le projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa) a été définitivement adopté. Il fait toutefois l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel, déposé par les députés PS.

Les parlementaires ont supprimé l'amendement Fourgous permettant d'ouvrir le bénéfice de la réduction d'ISF (à hauteur de 75 % des investissements et au maximum de 50.000 euros) aux fonds communs de placement à risques (FCPR et FCPI). La formule retenue est nettement moins avantageuse. Les seuls FCP ouvrant droit à la réduction d'ISF seront les placements sur les fonds communs de proximité (FIP). En outre, l'avantage fiscal obtenu via un FIP ne pourra excéder 10.000 euros par an et, enfin, les versements ne seront retenus que pour 50 % de leur montant (contre 75 % lorsque l'investissement est réalisé en direct). La suggestion des sénateurs permettant au contribuable de procéder lui-même à une réduction d'impôt au titre du bouclier fiscal n'a pas été retenue. En revanche, le délai de prescription de l'ISF applicable en cas de défaut de déclaration ou d'omission d'un bien a été ramené de dix à six ans. M.-C.S.

Paquet fiscal : déception sur l'ISF

Le projet de loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat (Tepa) a été définitivement adopté. Il fait toutefois l'objet d'un recours devant le Conseil constitutionnel, déposé par les députés PS.

Les parlementaires ont supprimé l'amendement Fourgous permettant d'ouvrir le bénéfice de la réduction d'ISF (à hauteur de 75 % des investissements et au maximum de 50.000 euros) aux fonds communs de placement à risques (FCPR et FCPI). La formule retenue est nettement moins avantageuse. Les seuls FCP ouvrant droit à la réduction d'ISF seront les placements sur les fonds communs de proximité (FIP). En outre, l'avantage fiscal obtenu via un FIP ne pourra excéder 10.000 euros par an et, enfin, les versements ne seront retenus que pour 50 % de leur montant (contre 75 % lorsque l'investissement est réalisé en direct). La suggestion des sénateurs permettant au contribuable de procéder lui-même à une réduction d'impôt au titre du bouclier fiscal n'a pas été retenue. En revanche, le délai de prescription de l'ISF applicable en cas de défaut de déclaration ou d'omission d'un bien a été ramené de dix à six ans. M.-C.S.

Marie-Christine Sonkin