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Le millésime 2006 des introductions en Bourse a tenu toutes ses promesses

01/12/2006 00:00 - JDF

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Un mois avant la fin de l'année, 2006 s'avère d'ores et déjà être un bon millésime pour les introductions. La place de Paris a accueilli pas moins de 80 sociétés, un record depuis les fructueuses récoltes réalisées entre 1997 et 2000, période pendant laquelle une centaine de candidates s'étaient bousculées chaque année aux portes de la Bourse.

Le bilan est également honorable en termes de fonds levés : après l'exploit de l'an passé (13,7 milliards d'euros), qui reposait principalement sur l'ouverture du capital des groupes nationalisés, GDF, EDF et le réseau autoroutier Sanef, près de 4 milliards d'euros ont été placés dans le public, dont seulement un petit milliard lié à l'introduction de la société aéroportuaire ADP, l'unique opération de privatisation de l'année.

Trois introductions sur quatre sont gagnantes

C'est évidemment l'embellie des marchés d'actions qui a permis une telle réussite (l'indice CAC 40 a augmenté de 12 % depuis le 1er janvier). Sans compter l'attrait du compartiment Alternext, non réglementé, dans lequel se sont engouffrées plus de la moitié des jeunes recrues.

L'intérêt des investisseurs, institutionnels et particuliers, ne s'est pas non plus démenti. Sur les Compartiments A, B et C, le nombre de titres demandés a été, en moyenne, quatre fois plus important que celui d'actions offertes.

Cette prise de risque a été largement récompensée : sur ces trois marchés réglementés, trois introductions sur quatre ont profité aux actionnaires. La foncière Icade arrive en tête des plus belles performances avec une hausse de 78 % de son cours de Bourse, devant l'équipemenier télécoms Parrot (+ 21 %) et ADP (+ 20,6 %).

Les clés pour gagner avec les introductions

1) Vérifiez les fondamentaux

Les candidats doivent disposer d'une solide visibilité sur leurs perspectives d'activité et de résultats, lesquelles doivent être cohérentes. Certains n'hésitent pas à gonfler artificiellement les prévisions pour s'introduire au prix fort. Redoublez de vigilance à cet égard si l'introduction se résume à une cession de titres de la part des fondateurs. Leur tentation de sortir à bon compte est d'autant plus grande.

Par ailleurs, le taux d'endettement doit être raisonnable et ne pas dépasser la limite acceptable pratiquée dans le secteur d'activité.

2) Payez le juste prix

Pour gagner en Bourse à la suite d'une introduction, mieux vaut souscrire à un prix qui valorise modérément les perspectives de croissance. Le potentiel d'appréciation d'une valeur sera d'autant plus important qu'elle sera décotée initialement. Même très solide, une affaire surpayée multiplie les risques d'échec en Bourse.

Dans le cadre d'une OPO*, mieux vaut se baser sur le prix situé dans le haut de la fourchette indicative pour juger la valorisation du dossier. Lors d'une OPM* ou d'une cotation directe*, mieux vaut ne pas participer à l'introduction et investir une fois la première cotation connue.

3) Privilégiez les valeurs liquides

Il ne suffit pas d'entrer dans le capital d'une société, encore faut-il être en mesure d'en sortir. Privilégiez les introductions dont la part mise dans le public est suffisante pour assurer ultérieurement une bonne liquidité. Si les marchés réglementés A, B et C exigent un flottant minimal de 10 %, on estime qu'un taux d'au moins 20 % limite les risques.

Lexique

OPO (offre à prix ouvert) :

la société fixe une fourchette de prix et le souscripteur indique seulement la quantité de titres souhaitée. Le prix auquel il sera servi est déterminé après globalisation du carnet d'ordres. Dans cette procédure, une partie des titres (souvent 90 %) est réservée aux institutionnels sous la forme d'un placement garanti.

OPF (offre à prix ferme) :

cette procédure est la plus sécurisante, puisque le prix d'introduction est déterminé à l'avance. Les titres sont répartis proportionnellement à la demande.

OPM (offre à prix minimal) :

la société détermine le prix minimal auquel elle veut s'introduire. Le souscripteur fixe la quantité de titres et le prix auquel il souhaite les acheter. Le premier cours coté correspond à la limite inférieure de la dernière tranche d'ordres servie. Il ne peut excéder de plus de 50 % le prix d'offre minimal.

La cotation directe :

la procédure est l'équivalent de l'OPM. Néanmoins, la société cède les actions à des intermédiaires financiers, qui sont ensuite tenus de les placer sur le marché à un prix déterminé.

Alternext, le nouveau compartiment chéri des PME

Qu'ils semblent loin, les débuts chaotiques d'Alternext ! En l'espace d'un an et demi de fonctionnement, le jeune compartiment a largement gagné ses galons auprès des petites et moyennes sociétés en quête d'argent frais pour accélérer leur développement. Depuis le 1er janvier, une quarantaine de sociétés ont fait leurs premiers pas sur ce marché non réglementé. Avec près de 340 millions d'euros de fonds placés, Alternext a été plus efficace que le Marché Libre et le Compartiment réglementé C réunis. Des entreprises de tous horizons ont succombé à ses charmes, de l'immobilier (Celeos) à la communication Internet (Come & Stay) en passant par la maroquinerie de luxe (Lamarthe). Les jeunes recrues n'ont pas démérité en Bourse.

A l'exception de trois grandes déceptions, Email Vision (- 40 %), Prodware (- 34 %) et Aquila (- 28 %), les performances sont très honorables, la palme de la plus forte progression revenant au créateur de fragrances Parfum d'Image (+ 90 %). Au final, l'indice Alternext affiche une hausse de 22 % depuis sa création, il y a un an. Autre bonne nouvelle, la liquidité sur ce marché s'est sensiblement améliorée. « Près de la moitié des sociétés sur les soixante-sept présentes sur Alternext sont désormais cotées en continu », se félicite Martine Charbonnier, directeur exécutif d'Euronext en charge des émetteurs et de la cote. Le fonctionnement d'Alternext reste néanmoins encore perfectible.

Euronext milite activement pour faire avancer le projet de réforme du décret qui contraint les gérants à limiter à 10 % la part de leurs portefeuilles (Sicav, FCP) investie sur un marché non réglementé. L'enjeu consisterait à augmenter ce quota afin d'éviter une saturation néfaste pour le développement d'Alternext. La balle est dans le camp du ministère de l'Economie et des Finances, où une décision pourrait être prise d'ici à la fin de l'année.

Profitez des avantages fiscaux sur Alternext

> Principe : les particuliers peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt égale à 25 % de leurs investissements sur Alternext. Les versement annuels sont retenus dans la limite de 20.000 euros pour les célibataires, veufs ou divorcés, et de 40.000 euros pour les couples. Au final, la réduction maximale annuelle s'élève à 5.000 euros pour une personne seule et à 10.000 euros pour un couple.

> Conditions : la réduction d'impôt n'est accordée que lors d'une souscription à l'introduction ou à une augmentation de capital. L'acquisition d'actions dans le seul but de renforcer une ligne existante n'ouvre pas droit à l'avantage fiscal. Enfin, les titres doivent être conservés pendant cinq ans (lire aussi page 5).

Le Marché Libre a-t-il un avenir ?

> Triste anniversaire pour le Marché Libre ! L'ex-compartiment du Hors-Cote vient de fêter discrètement ses dix ans, dans l'ombre du succès d'Alternext. Cette année, presque toutes les inscriptions se sont réalisées dans l'anonymat, encadrées par une politique de communication quasi inexistante. Les sociétés sont d'ailleurs entrées en Bourse sous la forme de cotation directe, c'est-à-dire à la demande d'un actionnaire minoritaire souhaitant vendre ses actions.

Résultat, moins de 1 % de leur capital se retrouve dans le public. Chez Euronext, on réfute l'idée de la disparition du Marché Libre. « Il n'y a pas de cannibalisme de la part d'Alternext. Comme les trois dernières années, ce marché devrait drainer en 2006 entre 20 et 30 introductions, rétorque Martine Charbonnier. Le Marché Libre a pleinement sa place, en permettant à certaines petites et moyennes sociétés en quête de nouveaux moyens de financement et de notoriété de s'acclimater à la Bourse. »

Une sorte d'antichambre qui redevient néanmoins, en la présence d'Alternext, un marché extrêmement étroit réservé aux professionnels et aux initiés de la Bourse. Compte tenu de la faible liquidité et de l'absence de visibilité sur les perspectives de développement, Le Journal des Finances est à l'écart de l'ensemble des valeurs introduites cette année sur ce marché.

Le calendrier est déjà bien chargé pour 2007

Bis repetita. Comme chaque année, le rythme et la qualité des introductions en 2007 dépendront essentiellement de l'évolution des affaires économiques et financières. Après les performances réalisées en 2006, l'actualité devrait rester riche, même s'il ne faut pas oublier qu'une consolidation de l'indice CAC 40 et quelques signes de ralentissement économique pourraient suffire à calmer les ardeurs des candidats à une entrée en Bourse !

La biotechnologie et l'immobilier à l'honneur

Quelques tendances se profilent déjà. Des secteurs en pleine phase de développement et de regroupement, comme celui des biotechnologies, devraient rester sous les feux de la rampe. Après le succès en Bourse d'Innate Pharma, la société Genfit devrait compter parmi les prochaines recrues. Autre profession très attirée actuellement par la Bourse, la communication. La société Naseba pourrait bientôt emboîter le pas à CRM Company et à Come & Stay. Sans compter l'arrivée de nouvelles foncières séduites par la carotte fiscale qui leur est offerte dans le cadre de la réforme du statut de SIIC (société d'investissement cotée). Foncière Inea est ainsi sur la ligne de départ pour une entrée sur Alternext le 7 décembre.

Des Chinois bientôt à Paris

Autre axe directeur, « 2007 devrait être marquée, entre autres, par l'arrivée de quelques valeurs étrangères sur les marchés d'Euronext », confie Martine Charbonnier. A l'instar de l'introduction cette année sur Alternext du britannique Assima, on laisse supposer chez Euronext l'existence de candidates chinoises. L'une d'entre elles, la société de biotechnologie Watson Biotech n'avait-elle pas dévoilé son intérêt pour la Bourse pas plus tard qu'à l'automne dernier ?

Un premier club de football en Bourse ?

Dans cet esprit tout aussi novateur, la place parisienne ouvrira peut-être ses portes au monde du football. Le terrain juridique est préparé depuis l'approbation cet automne du projet de loi autorisant les clubs à lever des fonds en Bourse. Le premier à se lancer dans l'aventure pourrait être l'Olympique Lyonnais.

Statu quo sur les privatisations jusqu'au printemps 2007

De quoi animer suffisamment le marché primaire en dépit des rares opérations de privatisation qui pourraient se réaliser. 2007 sera sans doute de nouveau une période de vaches maigres dans ce domaine.

Il est fort à parier que les élections présidentielle puis législatives gèlent en effet toute initiative au moins jusqu'à l'automne 2007.

Les clés pour gagner avec les introductions

1) Vérifiez les fondamentaux

Les candidats doivent disposer d'une solide visibilité sur leurs perspectives d'activité et de résultats, lesquelles doivent être cohérentes. Certains n'hésitent pas à gonfler artificiellement les prévisions pour s'introduire au prix fort. Redoublez de vigilance à cet égard si l'introduction se résume à une cession de titres de la part des fondateurs. Leur tentation de sortir à bon compte est d'autant plus grande.

Par ailleurs, le taux d'endettement doit être raisonnable et ne pas dépasser la limite acceptable pratiquée dans le secteur d'activité.

2) Payez le juste prix

Pour gagner en Bourse à la suite d'une introduction, mieux vaut souscrire à un prix qui valorise modérément les perspectives de croissance. Le potentiel d'appréciation d'une valeur sera d'autant plus important qu'elle sera décotée initialement. Même très solide, une affaire surpayée multiplie les risques d'échec en Bourse.

Dans le cadre d'une OPO*, mieux vaut se baser sur le prix situé dans le haut de la fourchette indicative pour juger la valorisation du dossier. Lors d'une OPM* ou d'une cotation directe*, mieux vaut ne pas participer à l'introduction et investir une fois la première cotation connue.

3) Privilégiez les valeurs liquides

Il ne suffit pas d'entrer dans le capital d'une société, encore faut-il être en mesure d'en sortir. Privilégiez les introductions dont la part mise dans le public est suffisante pour assurer ultérieurement une bonne liquidité. Si les marchés réglementés A, B et C exigent un flottant minimal de 10 %, on estime qu'un taux d'au moins 20 % limite les risques.

Lexique

OPO (offre à prix ouvert) :

la société fixe une fourchette de prix et le souscripteur indique seulement la quantité de titres souhaitée. Le prix auquel il sera servi est déterminé après globalisation du carnet d'ordres. Dans cette procédure, une partie des titres (souvent 90 %) est réservée aux institutionnels sous la forme d'un placement garanti.

OPF (offre à prix ferme) :

cette procédure est la plus sécurisante, puisque le prix d'introduction est déterminé à l'avance. Les titres sont répartis proportionnellement à la demande.

OPM (offre à prix minimal) :

la société détermine le prix minimal auquel elle veut s'introduire. Le souscripteur fixe la quantité de titres et le prix auquel il souhaite les acheter. Le premier cours coté correspond à la limite inférieure de la dernière tranche d'ordres servie. Il ne peut excéder de plus de 50 % le prix d'offre minimal.

La cotation directe :

la procédure est l'équivalent de l'OPM. Néanmoins, la société cède les actions à des intermédiaires financiers, qui sont ensuite tenus de les placer sur le marché à un prix déterminé.

Alternext, le nouveau compartiment chéri des PME

Qu'ils semblent loin, les débuts chaotiques d'Alternext ! En l'espace d'un an et demi de fonctionnement, le jeune compartiment a largement gagné ses galons auprès des petites et moyennes sociétés en quête d'argent frais pour accélérer leur développement. Depuis le 1er janvier, une quarantaine de sociétés ont fait leurs premiers pas sur ce marché non réglementé. Avec près de 340 millions d'euros de fonds placés, Alternext a été plus efficace que le Marché Libre et le Compartiment réglementé C réunis. Des entreprises de tous horizons ont succombé à ses charmes, de l'immobilier (Celeos) à la communication Internet (Come & Stay) en passant par la maroquinerie de luxe (Lamarthe). Les jeunes recrues n'ont pas démérité en Bourse.

A l'exception de trois grandes déceptions, Email Vision (- 40 %), Prodware (- 34 %) et Aquila (- 28 %), les performances sont très honorables, la palme de la plus forte progression revenant au créateur de fragrances Parfum d'Image (+ 90 %). Au final, l'indice Alternext affiche une hausse de 22 % depuis sa création, il y a un an. Autre bonne nouvelle, la liquidité sur ce marché s'est sensiblement améliorée. « Près de la moitié des sociétés sur les soixante-sept présentes sur Alternext sont désormais cotées en continu », se félicite Martine Charbonnier, directeur exécutif d'Euronext en charge des émetteurs et de la cote. Le fonctionnement d'Alternext reste néanmoins encore perfectible.

Euronext milite activement pour faire avancer le projet de réforme du décret qui contraint les gérants à limiter à 10 % la part de leurs portefeuilles (Sicav, FCP) investie sur un marché non réglementé. L'enjeu consisterait à augmenter ce quota afin d'éviter une saturation néfaste pour le développement d'Alternext. La balle est dans le camp du ministère de l'Economie et des Finances, où une décision pourrait être prise d'ici à la fin de l'année.

Profitez des avantages fiscaux sur Alternext

> Principe : les particuliers peuvent bénéficier d'une réduction d'impôt égale à 25 % de leurs investissements sur Alternext. Les versement annuels sont retenus dans la limite de 20.000 euros pour les célibataires, veufs ou divorcés, et de 40.000 euros pour les couples. Au final, la réduction maximale annuelle s'élève à 5.000 euros pour une personne seule et à 10.000 euros pour un couple.

> Conditions : la réduction d'impôt n'est accordée que lors d'une souscription à l'introduction ou à une augmentation de capital. L'acquisition d'actions dans le seul but de renforcer une ligne existante n'ouvre pas droit à l'avantage fiscal. Enfin, les titres doivent être conservés pendant cinq ans (lire aussi page 5).

Le Marché Libre a-t-il un avenir ?

> Triste anniversaire pour le Marché Libre ! L'ex-compartiment du Hors-Cote vient de fêter discrètement ses dix ans, dans l'ombre du succès d'Alternext. Cette année, presque toutes les inscriptions se sont réalisées dans l'anonymat, encadrées par une politique de communication quasi inexistante. Les sociétés sont d'ailleurs entrées en Bourse sous la forme de cotation directe, c'est-à-dire à la demande d'un actionnaire minoritaire souhaitant vendre ses actions.

Résultat, moins de 1 % de leur capital se retrouve dans le public. Chez Euronext, on réfute l'idée de la disparition du Marché Libre. « Il n'y a pas de cannibalisme de la part d'Alternext. Comme les trois dernières années, ce marché devrait drainer en 2006 entre 20 et 30 introductions, rétorque Martine Charbonnier. Le Marché Libre a pleinement sa place, en permettant à certaines petites et moyennes sociétés en quête de nouveaux moyens de financement et de notoriété de s'acclimater à la Bourse. »

Une sorte d'antichambre qui redevient néanmoins, en la présence d'Alternext, un marché extrêmement étroit réservé aux professionnels et aux initiés de la Bourse. Compte tenu de la faible liquidité et de l'absence de visibilité sur les perspectives de développement, Le Journal des Finances est à l'écart de l'ensemble des valeurs introduites cette année sur ce marché.

Le calendrier est déjà bien chargé pour 2007

Bis repetita. Comme chaque année, le rythme et la qualité des introductions en 2007 dépendront essentiellement de l'évolution des affaires économiques et financières. Après les performances réalisées en 2006, l'actualité devrait rester riche, même s'il ne faut pas oublier qu'une consolidation de l'indice CAC 40 et quelques signes de ralentissement économique pourraient suffire à calmer les ardeurs des candidats à une entrée en Bourse !

La biotechnologie et l'immobilier à l'honneur

Quelques tendances se profilent déjà. Des secteurs en pleine phase de développement et de regroupement, comme celui des biotechnologies, devraient rester sous les feux de la rampe. Après le succès en Bourse d'Innate Pharma, la société Genfit devrait compter parmi les prochaines recrues. Autre profession très attirée actuellement par la Bourse, la communication. La société Naseba pourrait bientôt emboîter le pas à CRM Company et à Come & Stay. Sans compter l'arrivée de nouvelles foncières séduites par la carotte fiscale qui leur est offerte dans le cadre de la réforme du statut de SIIC (société d'investissement cotée). Foncière Inea est ainsi sur la ligne de départ pour une entrée sur Alternext le 7 décembre.

Des Chinois bientôt à Paris

Autre axe directeur, « 2007 devrait être marquée, entre autres, par l'arrivée de quelques valeurs étrangères sur les marchés d'Euronext », confie Martine Charbonnier. A l'instar de l'introduction cette année sur Alternext du britannique Assima, on laisse supposer chez Euronext l'existence de candidates chinoises. L'une d'entre elles, la société de biotechnologie Watson Biotech n'avait-elle pas dévoilé son intérêt pour la Bourse pas plus tard qu'à l'automne dernier ?

Un premier club de football en Bourse ?

Dans cet esprit tout aussi novateur, la place parisienne ouvrira peut-être ses portes au monde du football. Le terrain juridique est préparé depuis l'approbation cet automne du projet de loi autorisant les clubs à lever des fonds en Bourse. Le premier à se lancer dans l'aventure pourrait être l'Olympique Lyonnais.

Statu quo sur les privatisations jusqu'au printemps 2007

De quoi animer suffisamment le marché primaire en dépit des rares opérations de privatisation qui pourraient se réaliser. 2007 sera sans doute de nouveau une période de vaches maigres dans ce domaine.

Il est fort à parier que les élections présidentielle puis législatives gèlent en effet toute initiative au moins jusqu'à l'automne 2007.

par CHRISTELLE DONGER