JDF |

> Nous l'évoquions dans ces mêmes colonnes il y a quelques semaines, le fabricant de parfums Jacques Bogart devrait prochainement quitter la Bourse au terme d'une offre publique de retrait obligatoire (Opro) que s'apprête à lancer la société civile Hélios, contrôlée par le président Jacques Konckier. Les membres de la famille Konckier ont tous transféré leurs titres à des sociétés civiles au mois de mai. Ils détiennent de concert 97,68 % du capital de Jacques Bogart (autant de droits de vote) et ont manifesté leur intention de mettre en oeuvre une Opro. Reste à savoir à quel prix. La société avait déjà proposé une offre publique de rachat d'actions au rabais en février 2002, à 58 euros l'action. Un prix qui paraît aujourd'hui bien dérisoire par rapport au patrimoine détenu par la société Jacques Bogart. Au-delà de son activité classique de fabrication de parfums, celle-ci a acquis des actifs immobiliers dont deux hôtels à Paris et un à Saint-Tropez, chacun d'une quarantaine de chambres. Jacques Konckier avait précisé lors de la dernière assemblée générale que la valeur des murs avait grimpé de 30 % depuis leur acquisition. Une chose est sûre, le prix de l'Opro, ne devrait pas être inférieur à la valeur des fonds propres, qui se montaient à 68,97 millions d'euros au 31 décembre 2005, soit à 96,8 euros l'action.