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A la découverte des warrants

28/05/2005 00:00 - JDF

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Utilisés la plupart du temps pour doper la performance d'un portefeuille en profitant de leur effet de levier, les warrants peuvent être aussi utilisés comme des instruments de couverture pour se prémunir contre une évolution défavorable du marché. Ainsi, l'investisseur qui détient un portefeuille d'actions françaises pourra acheter un put warrant sur indice CAC 40 afin d'immuniser son portefeuille contre une baisse du marché. Assurant un prix de vente du cours du sous-jacent (ou prix d'exercice) jusqu'à la date d'échéance, ces produits garantissent un niveau minimal de cours. En conséquence, si le marché baisse, le gain réalisé sur le put warrant permettra de compenser la perte que l'investisseur subit sur son portefeuille d'actions. Avec les warrants, inutile de revendre ses actions à la moindre anticipation de baisse du marché. Le portefeuille peut donc continuer de se valoriser si le marché poursuit sa hausse, auquel cas l'investisseur n'aura perdu que la prime du warrant : c'est ce que l'on appelle le coût de la couverture. Le mécanisme de la couverture fonctionne exactement comme celui d'une assurance classique. Important : l'investisseur peut résilier son assurance à tout moment, bien avant l'échéance, en revendant les warrants, s'il estime que les risques d'une chute du marché ont disparu.

Exemple

Vous anticipez une baisse du marché et souhaitez couvrir un portefeuille diversifié d'actions françaises d'une valeur de 40.000 euros. Pour cela, vous achetez des put warrants sur CAC 40 ; l'indice cote alors 4.000 points.

Exprimé en indice et sur la base d'un point égal à un euro, votre portefeuille d'actions équivaut à 10 indices CAC 40 (40.000/4.000).

Vous sélectionnez des put warrants de prix d'exercice à 4.000 points, niveau proche de celui du CAC 40, avec une échéance longue fixée à décembre 2005. Il faut 500 warrants pour représenter un indice compte tenu de la parité du warrant, qui a pour effet de réduire le prix unitaire du warrant, donc le montant minimal à investir. Pour couvrir parfaitement la valeur de 10 indices, vous devez tout simplement acheter 5.000 put warrants (500 x 10).

Que se passe-t-il à l'échéance des warrants en décembre ?

- 1er cas : votre crainte était justifiée puisque le marché a reculé, par exemple, de 20 %. L'indice CAC 40 cote désormais 3.200 points, et la valeur de votre portefeuille d'actions n'est plus que de 32.000 euros. Vous avez donc perdu 8.000 euros. Heureusement, vous aviez souscrit, par le biais des put warrants, une assurance contre ce risque de moins-value. Les 5.000 warrants que vous possédez vous donnent le droit de vendre 10 indices CAC 40 à 4.000 points, soit 800 euros au-dessus du cours actuel. La valeur intrinsèque de chaque warrant étant de 1,60 euro (800/500), votre portefeuille de warrants vous rapporte 8.000 euros (1,60 x 5.000), ce qui compense parfaitement la moins-value réalisée sur votre portefeuille d'actions.

- 2e cas : votre portefeuille a progressé de 10 %, tout comme l'indice CAC 40, dont le cours s'établit dorénavant à 4.400 points. Les put warrants vous donnent le droit de vendre l'indice à 4.000 euros. Vous n'avez aucun intérêt à utiliser ce droit. Sa valeur intrinsèque est nulle. Vous devez donc passer en perte la somme investie pour acquérir les warrants, qui, dans ce cas, doivent être considérés comme une police d'assurance.

> Lexique

Effet de levier (ou élasticité)

Les variations d'un warrant sont plus amples que celles de son support.

L'effet de levier mesure la variation en pourcentage du warrant pour une variation de 1 % du cours du support.

Echéance (ou maturité)

C'est la date à laquelle le warrant disparaît.

Prix d'exercice

C'est le prix auquel le porteur d'un warrant peut acheter (call warrant) ou vendre (put warrant) le support.

Support

C'est le bien sur lequel porte le warrant. Il peut s'agir d'une action, d'un indice, d'une devise ou encore d'une matière première.

Valeur intrinsèque

Dans le cas d'un call warrant, elle correspond à la différence positive entre le cours du support et le prix d'exercice. Inversement pour un put warrant. Cette valeur n'est jamais négative : elle est positive ou nulle.

Jouez les fluctuations de cours avec les certificats

> Pour les épargnants qui veulent affiner leur stratégie, les certificats optionnels offrent de nombreuses opportunités car la formule de remboursement diffère en fonction du niveau de cours atteint à l'échéance par le sous-jacent. Les certifiés haut et bas s'adressent ainsi autant à des investisseurs actifs recherchant un effet de levier sur le court terme qu'à des investisseurs plus prudents souhaitant un rendement attrayant.

Ces produits sont construits à partir d'une combinaison d'options. On est donc proche des warrants, et le profil rendement-risque de ces certificats doit être étudié précisément pour déterminer s'il correspond à votre scénario de marché.

Comment choisir

Tout réside dans le choix des caractéristiques du certificat. Investir sur un certifié haut dont les bornes sont très inférieures au niveau actuel du sous-jacent, par exemple 3.600-3.800 sur septembre 2005 pour un indice CAC 40 à 4.100 points, peut permettre d'obtenir un rendement attrayant pour un risque limité à une forte correction du marché. Ce certifié, acheté ces derniers jours environ 189 euros, sera remboursé 200 euros en septembre 2005. Un rendement potentiel de 5,8 % obtenu à la seule condition que l'indice cote au minimun 3.800 points à cette date.

Les fortes variations du brent ces derniers mois rendent particulièrement attrayants les nouveaux certifiés hauts et bas sur le pétrole lancés par la Société Générale.

Exemple : vous estimez que le cours du pétrole sera, fin novembre, supérieur à 50 dollars. Vous décidez alors d'investir sur le certifié haut 50/55 au cours de 48,42 euros.

Trois scénarios peuvent se réaliser :

1. Le cours est supérieur à la borne haute (55 dollars), par exemple 60 dollars. Vous êtes remboursé 100 euros à l'échéance.

Votre gain est alors de : (100 - 48,42)/48,42 = 106,52 %.

2. Le cours final du contrat se situe entre les deux bornes, par exemple à 54 dollars. Vous êtes remboursé à l'échéance 20 fois la différence entre le cours du pétrole et la borne basse, soit : 20 x (54 - 50) = 80 euros.

Votre gain s'élève alors à : (80 - 48,42)/48,42 = 65,22 %.

3. Le cours est inférieur à la borne basse du contrat, par exemple 48 dollars. Vous n'êtes pas remboursé, mais vous avez limité votre perte à l'investissement initial, soit 48,42 euros. M.-C.S.

Le mois prochain, la suite de notre rubrique « Certificats ».

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Effet de levier (ou élasticité)

Les variations d'un warrant sont plus amples que celles de son support.

L'effet de levier mesure la variation en pourcentage du warrant pour une variation de 1 % du cours du support.

Echéance (ou maturité)

C'est la date à laquelle le warrant disparaît.

Prix d'exercice

C'est le prix auquel le porteur d'un warrant peut acheter (call warrant) ou vendre (put warrant) le support.

Support

C'est le bien sur lequel porte le warrant. Il peut s'agir d'une action, d'un indice, d'une devise ou encore d'une matière première.

Valeur intrinsèque

Dans le cas d'un call warrant, elle correspond à la différence positive entre le cours du support et le prix d'exercice. Inversement pour un put warrant. Cette valeur n'est jamais négative : elle est positive ou nulle.

Jouez les fluctuations de cours avec les certificats

> Pour les épargnants qui veulent affiner leur stratégie, les certificats optionnels offrent de nombreuses opportunités car la formule de remboursement diffère en fonction du niveau de cours atteint à l'échéance par le sous-jacent. Les certifiés haut et bas s'adressent ainsi autant à des investisseurs actifs recherchant un effet de levier sur le court terme qu'à des investisseurs plus prudents souhaitant un rendement attrayant.

Ces produits sont construits à partir d'une combinaison d'options. On est donc proche des warrants, et le profil rendement-risque de ces certificats doit être étudié précisément pour déterminer s'il correspond à votre scénario de marché.

Comment choisir

Tout réside dans le choix des caractéristiques du certificat. Investir sur un certifié haut dont les bornes sont très inférieures au niveau actuel du sous-jacent, par exemple 3.600-3.800 sur septembre 2005 pour un indice CAC 40 à 4.100 points, peut permettre d'obtenir un rendement attrayant pour un risque limité à une forte correction du marché. Ce certifié, acheté ces derniers jours environ 189 euros, sera remboursé 200 euros en septembre 2005. Un rendement potentiel de 5,8 % obtenu à la seule condition que l'indice cote au minimun 3.800 points à cette date.

Les fortes variations du brent ces derniers mois rendent particulièrement attrayants les nouveaux certifiés hauts et bas sur le pétrole lancés par la Société Générale.

Exemple : vous estimez que le cours du pétrole sera, fin novembre, supérieur à 50 dollars. Vous décidez alors d'investir sur le certifié haut 50/55 au cours de 48,42 euros.

Trois scénarios peuvent se réaliser :

1. Le cours est supérieur à la borne haute (55 dollars), par exemple 60 dollars. Vous êtes remboursé 100 euros à l'échéance.

Votre gain est alors de : (100 - 48,42)/48,42 = 106,52 %.

2. Le cours final du contrat se situe entre les deux bornes, par exemple à 54 dollars. Vous êtes remboursé à l'échéance 20 fois la différence entre le cours du pétrole et la borne basse, soit : 20 x (54 - 50) = 80 euros.

Votre gain s'élève alors à : (80 - 48,42)/48,42 = 65,22 %.

3. Le cours est inférieur à la borne basse du contrat, par exemple 48 dollars. Vous n'êtes pas remboursé, mais vous avez limité votre perte à l'investissement initial, soit 48,42 euros. M.-C.S.

Le mois prochain, la suite de notre rubrique « Certificats ».

Jérôme Marmet