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Les actionnaires réclament davantage d'engagement des administrateurs et des commissaires aux comptes aux assemblées

23/04/2005 00:00 - JDF

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Le groupe spécialisé en communication Publicis Consultants a sondé un panel de 1.020 actionnaires individuels de sociétés composant l'échantillon de l'indice CAC 40 pour connaître leurs attentes concernant les assemblées générales. Les conclusions sont fort intéressantes.

Elles confirment que l'assemblée représente pour 64 % d'entre eux le seul rendez-vous annuel d'échanges avec l'entreprise, ses dirigeants, ses administrateurs et ses commissaires aux comptes.

Elle ne saurait en aucun cas être remplacée par les lettres d'actionnaires éditées par la plupart des entreprises, ni même par les réunions d'information, qui ne se tiennent pas forcément près de leur lieu de résidence.

Une exigence de transparence et d'engagement

Toujours à la recherche de davantage de transparence et d'engagement des responsabilités des sociétés, 84 % des actionnaires individuels interrogés attendent une plus grande participation des administrateurs, comme ce fut le cas l'an dernier aux assemblées générales de Suez, d'Alcatel, d'Accor et de Vivendi Universal, et surtout des commissaires aux comptes, lesquels, pour 51 % du panel, ne remplissent pas leur rôle en employant un langage trop souvent abscons. Ils leur réclament donc plus de pédagogie dans leurs interventions.

Celles des cabinets Ricol Lasteyrie et Deloitte aux assemblées générales de L'Oréal et de Pinault-Printemps-Redoute constituent à cet effet une référence à prendre en exemple.

De la pédagogie, c'est également ce que les actionnaires individuels demandent à l'équipe dirigeante pour rendre accessibles les textes de résolution, jugés pour 41 % des porteurs incompréhensible pour un public non initié à l'environnement juridique. Un motif qui, dans bien des cas, ne les incite pas à voter.

Des actionnaires trop souvent résignés sur l'issue du vote

A ce titre, ils se montrent résignés sur l'influence de leur vote en assemblée générale, en considérant, parfois à tort, que « tout est réglé d'avance ».

Ce qui n'est pas forcément le cas. La destitution, l'an dernier, de l'ancienne direction d'Eurotunnel ou, plus récemment, l'intronisation de justesse, avec 50,5 % des voix, de Peter Brabeck-Letmathe comme président-directeur général de Nestlé, le 14 avril, démontrent que les petits porteurs possèdent un réel contre-pouvoir.

Enfin, les deux thèmes prioritaires que les actionnaires individuels souhaitent voir aborder par leur entreprise sont financier (les résultats, le cours de Bourse, le dividende) et politique (la stratégie et les métiers).

par FREDERIC BERIOT