PIERRE-PAPIER
> La pierre-papier est en train de vivre une véritable révolution avec la création prochaine des organismes de placement collectif dans l'immobilier (OPCI).
Ce nouvel instrument d'épargne, qui remplacera bientôt les actuelles sociétés civiles de placement immobilier (SCPI), aura pour grand avantage d'être débarrassé des contraintes de son ancêtre, à savoir le manque de liquidité, que la réforme du marché secondaire n'avait que partiellement réglé, et une fiscalité parfois dissuasive.
Le principe de la création des OPCI a été voté dans le cadre de la loi de simplification du droit du 9 décembre 2004. L'ordonnance donnant corps à ce produit et qui devrait être adoptée en juin prochain est aujourd'hui en cours de discussion. L'Association professionnelle des sociétés civiles de placement immobilier (Aspim) vient d'en dévoiler les grandes lignes.
L'OPCI sera composé d'au moins 60 % d'immobilier et de 10 % de liquidités. Le solde pourrait être investi dans d'autres produits plus risqués, comme les actions. Et, surtout, pour lui offrir la plus grande liquidité possible, l'OPCI sera en permanence en état d'émission et de rachat de parts.
Cet outil adoptera deux statuts fiscaux différents, suivant les besoins des investisseurs. Sous la forme de fonds communs de placement, les revenus seront soumis à la fiscalité immobilière (revenus fonciers et plus-values immobilières). Sous la forme de sociétés à capital variable, les revenus distribués seront taxés comme des dividendes d'actions et bénéficieront du nouvel abattement de 50 %. Et, surtout, quelle que soit la forme choisie, les échanges de parts ou d'actions ne seront plus soumis aux droits d'enregistrement de 4,89 % actuellement appliqués aux parts de SCPI.
Les SCPI actuelles auraient un délai de cinq ans pour migrer vers le nouveau régime. Les premiers OPCI devraient voir le jour au début de l'année 2006.
