Le CAC 40 teste timidement les 4.000 points

-
> Hésitant mais orienté dans le bon sens. C'est ainsi que l'on pourrait qualifier le parcours de l'indice CAC 40 sur la semaine qui vient de s'écouler. En l'absence de véritables catalyseurs, la place parisienne a préféré tergiverser, sans pour autant sombrer dans la déprime. Outre un déficit commercial et un taux de chômage hebdomadaire moins prononcés que prévu aux Etats-Unis, le rebond du dollar depuis quelques semaines et l'éloignement du pétrole de ses records historiques constituent un socle solide pour le marché. Mais si les indices boursiers n'ont guère eu de raisons de baisser cette semaine, ils n'en ont pas pour autant trouvé la force de monter fortement. C'est pourquoi le CAC 40 s'est contenté de tester timidement le seuil de 4.000 points, ne parvenant à le franchir que vendredi grâce à un franc bond en avant, sans oser s'ancrer franchement au-delà. Même s'il a réussi à afficher une évolution hebdomadaire positive, s'adjugeant 1,48 %, à 4.016,75 points.
Plusieurs éléments sont susceptibles en effet de semer le trouble. Les statistiques économiques françaises publiées vendredi ne se sont pas révélées particulièrement enthousiasmantes. Si la croissance du produit intérieur brut s'est élevée à 2,3 % en 2004, selon une première estimation de l'Insee, la balance commerciale s'est révélée déficitaire de 7,76 milliards d'euros, après trois ans d'excédent.
C'est sans doute la conséquence de la pression exercée sur la compétitivité des entreprises françaises par la baisse du dollar en 2003 et en 2004. Or, le billet vert a justement connu un accès de faiblesse en fin de semaine, tandis que le pétrole repartait à la hausse, l'Agence internationale de l'énergie ayant relevé sa prévision de croissance de la demande mondiale d'or noir en 2005.
Faute d'éléments macroéconomiques vraiment déterminants, la place parisienne a essentiellement oscillé en fonction de l'actualité des entreprises, particulièrement fournie avec la publication des résultats annuels de grands groupes, tels que Renault, France Télécom ou la Société Générale. Le constructeur automobile et la banque ont d'ailleurs enregistré les deux plus fortes hausses de la semaine parmi les valeurs du CAC 40, portés par des résultats particulièrement flatteurs.
En revanche, l'opérateur de télécommunications a déçu les investisseurs, qui espéraient un meilleur dividende, et a affiché l'une des moins bonnes performances hebdomadaires.
Les valeurs technologiques ont été très recherchées en début de semaine, à la suite d'une réévaluation du secteur aux Etats-Unis par les analystes de Prudential Equity Group, mais elles ont pâti ensuite des résultats décevants de l'équipementier américain Cisco. STMicroelectronics a bien résisté cependant, s'adjugeant la troisième plus forte hausse de l'indice CAC 40. Euronext a pour sa part bénéficié de la présentation de son offre sur le London Stock Exchange, la Bourse de Londres, qui permettrait de dégager davantage de synergies que celles proposées par son concurrent Deutsche Börse.
