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Stock-options pour initiés

22/01/2005 00:00 - JDF

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> L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donc lancé une procédure

de sanctions à l'encontre, notamment, du président

de Vivendi Universal,

Jean-René Fourtou, dans

le cadre de son enquête

sur les conditions d'émission d'obligations remboursables en actions en novembre 2002. Le dirigeant est soupçonné par le gendarme de la Bourse d'avoir bénéficié d'informations privilégiées.

Si l'on ne peut que se féliciter qu'un délit d'initié au plus haut niveau puisse être sanctionné (bien que

le président de VU ait

sans doute une autre interprétation des faits),

la notion de « patron bénéficiant d'informations privilégiées » laisse songeur.

Qui voudrait investir, en effet, dans une entreprise

dont le dirigeant n'est pas parfaitement informé de tout ce qui a trait, de près ou

de loin, à la vie de sa société ? Le problème n'est donc pas tant qu'un patron soit un « initié » (une condition sine qua non à la bonne marche

de l'entreprise), mais l'usage qu'il fait de ses informations. On peut éventuellement

miser sur le caractère fondamentalement bon

de l'être humain pour qu'il ne

les utilise pas à des fins personnelles, au détriment

de l'entreprise et des actionnaires. On peut aussi éviter de le soumettre à la tentation en lui interdisant toute opération sur le capital de la société qu'il dirige,

à moins qu'il n'en soit,

bien sûr, le fondateur

et l'actionnaire de référence. Mais cela signifierait la fin des désormais sacro-saintes stock-options. Même si elles n'ont jamais, du point de vue de l'actionnaire minoritaire, fait la preuve de leur efficacité, gageons que cette piste de réflexion ne sera jamais suivie.

Renaud Maridet