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Les éditeurs de logiciels restent de belles valeurs de croissance

17/07/2004 00:00 - JDF

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NOTRE CONSEIL

ACHETER A TITRE SPECULATIF

Positionné sur une niche d'activité à forte valeur ajoutée, cet éditeur grenoblois met au point des logiciels de mesures en 3D à destination de l'industrie automobile et aéronautique. Après avoir mené une multitude d'opérations de croissance externe, Metrologic Group s'est petit à petit constitué une part de marché significative lui permettant d'afficher des marges largement supérieures à la moyenne du secteur. Ainsi, au terme du premier semestre de son exercice 2003/2004 clos au 30 septembre, la hausse de 16 % du chiffre d'affaires, à 10,2 millions d'euros, a permis une forte progression de la marge d'exploitation. Cette dernière s'est hissée à 58 % des recettes (contre 50 % un an auparavant) et la marge nette a atteint 38,7 % (contre 31,9 % en 2002/2003). Compte tenu du niveau record de sa rentabilité, c'est désormais par la croissance des ventes que Metrologic fera progresser ses résultats. Pour y parvenir, il a notamment noué des partenariats avec les deux géants du secteur, Dassault Systèmes et Zeiss, au travers d'une offre complémentaire aux logiciels vedettes des deux grands acteurs. Sur l'ensemble de l'exercice, le chiffre d'affaires de Metrologic Group devrait ainsi atteindre 20 millions d'euros et le résultat net, grimper à 7,6 millions d'euros, en hausse de 16 % par rapport à l'exercice 2002/2003. Malgré la forte amélioration attendue des résultats, le titre se paie cher. Le multiple de capitalisation s'élève à 23,8 fois nos estimations de bénéfices 2003/2004 et à 21,9 fois les prévisions 2004/2005. Après avoir progressé de 91 % depuis notre premier conseil d'achat en novembre 2002, nous avions conseillé de prendre une partie des bénéfices le 21 mai 2004, à 38 euros. Depuis, le titre a encore gagné 11,5 %. On soldera le reste de la position.

DASSAULT SYSTEMES Les objectifs annuels sont revus à la hausse après un début d'année prometteur

> Dassault Systèmes est le numéro un mondial des logiciels de conception et de fabrication par ordinateur. Ses produits, dont le logiciel vedette Catia, distribué par le constructeur IBM, permettent de gérer par ordinateur l'ensemble du cycle de vie d'un produit (pièces d'un avion...), de sa conception jusqu'au processus de fabrication. Le positionnement de Dassault Systèmes lui a offert une bonne capacité de résistance sur un marché en crise (- 5 % en moyenne pour l'ensemble du secteur l'année dernière).

En 2003, son chiffre d'affaires n'a reculé que de 2,5 %, à 754 millions d'euros, et sa marge d'exploitation a progressé de 1 %, pour atteindre 29 %.

Le début d'année 2004 s'avère prometteur. Au premier trimestre, ses recettes ont crû de 4 %, à 176,2 millions d'euros, et la marge d'exploitation s'est améliorée à 24,3 % des facturations, contre 20,5 % un an auparavant. Cette performance a poussé l'équipe dirigeante à revoir à la hausse ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2004. Le chiffre d'affaires est attendu en progression de 4 % (8 % à périmètre constant), à 785 millions d'euros.

Cependant, la marge d'exploitation est prévue stable, à 29 % des facturations : malgré la progression de la rentabilité au premier semestre, Dassault Systèmes devrait voir ses charges augmenter au cours de la seconde partie de l'année, en raison notamment de l'augmentation des effectifs dans l'équipe de recherche et développement.

BVRP SOFTWARE La société crée un réseau mondial d'édition de logiciels pour rester un acteur de poids

> L'éditeur de logiciels de communication BVRP fournit des produits permettant aux ordinateurs et téléphones portables de transmettre de façon conviviale des fax ou des messages SMS. Depuis 2001, après quelques aventures dans l'Internet, BVRP s'est recentré sur son métier historique d'édition de logiciels. En 2003, l'équipe dirigeante a adopté une stratégie judicieuse destinée à mieux amortir ses coûts de distribution en développant le premier réseau mondial de partenariats dans le domaine de l'édition de logiciels, baptisé Avanquest. Contraint d'atteindre une taille critique, BVRP a ainsi noué des partenariats avec ses concurrents afin de présenter aux distributeurs une offre plus exhaustive. La distribution classique, en magasins (72 % du chiffre d'affaires, contre 54 % en 2002), dégage en effet une rentabilité plus élevée que les autres canaux utilisés par le groupe (vente directe et Internet). La constitution d'Avanquest s'est aussi traduite par plusieurs acquisitions : MediaGold en 2003, puis le rachat de la part des minoritaires de sa filiale américaine Elibrium, cette année.

Après avoir baissé son point mort de manière significative il y a deux ans, BVRP devrait profiter pleinement de ces nouveaux relais de croissance à forte valeur ajoutée. En 2004, nous attendons une progression de 10 % du chiffre d'affaires, à 53,5 millions d'euros, et un bénéfice net de 3,5 millions d'euros, contre 1,015 million il y a un an.

D'ici trois à cinq ans, Bruno Vanryb, président de BVRP, table « sur un objectif ambitieux de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et sur une estimation prudente de marge nette de 7 % ». De quoi offrir au titre, encore correctement valorisé avec un multiple de capitalisation des bénéfices de 14,7 et 12,6 fois en 2004 et 2005, un bon potentiel de croissance.

CEGID Le rachat de la société concurrente CCMX n'alourdit pas le bilan

> L'éditeur lyonnais de logiciels de comptabilité destinés aux petites et moyennes entreprises est connu comme l'une des sociétés les plus solides du secteur des logiciels. Cela ne l'empêche pas de mener une politique de croissance externe dynamique. Après avoir réalisé six acquisitions en 2003 lui ayant permis de renforcer son chiffre d'affaires de 15,6 millions d'euros, Cegid a mis la main, à la fin du mois de juin, sur son principal concurrent, CCMX. Cette opération le hisse au premier rang français du métier, avec un chiffre d'affaires consolidé pro forma de 220 millions d'euros en 2003. L'éditeur équipe ainsi 75 % des cabinets d'experts-comptables français (contre 50 % avant le rachat) et le nombre de ses clients est passé de 67.000 à 87.000. Le groupe, présidé par Jean-Michel Aulas, devrait profiter dès 2005 des synergies issues de ce rapprochement. Celles-ci vont provenir de réductions de coûts, mais, surtout, de la complémentarité des offres avec CCMX. L'opération renforce également la visibilité sur l'évolution des résultats, puisqu'elle va permettre à Cegid de faire monter la part récurrente de son chiffre d'affaires de 33 % à 41 %, soit 90 millions d'euros. Un élément rassurant alors que le point mort s'élèvait à 120 millions d'euros à la fin 2003. L'acquisition n'a pas non plus pénalisé le bilan, l'endettement net ne représentant que 40 % le montant de ses fonds propres. Nous estimons le chiffre d'affaires de Cegid à 138 millions d'euros à la fin 2004 (CCMX ne sera consolidé que sur le dernier trimestre) et à 231 millions d'euros en 2005. Le résultat net devrait, quant à lui, s'améliorer, à 8,3 millions d'euros, cette année et atteindre 13 millions d'euros en 2005. Ces prévisions font ressortir un multiple de capitalisation encore élevé mais raisonnable pour le secteur, de 19,2 fois nos estimations de bénéfices pour 2004 et de 17,6 fois pour 2005. En mars 2004, nous avions recommandé de prendre une partie des bénéfices. L'acquisition de CCMX nous incite à revoir à la hausse notre objectif à 32 euros

BUSINESS OBJECTS Profitez de la chute du titre pour acheter à bon compte et jouez l'intérêt spéculatif

> Business Objects est le leader mondial de l'édition de logiciels d'informatique décisionnelle (aide à la décision des dirigeants d'entreprise). La société vient de vivre un début d'année difficile. Son cours de Bourse a chuté de 40 % depuis le mois de janvier en raison de l'annonce de résultats et de prévisions très décevants au premier trimestre. Le résultat net s'est effondré de 63 % à cause d'un effet défavorable de change lié à l'acquisition de la société canadienne Crystal Decision, fin 2003. Cette opération, qui lui a permis de doubler de taille, devrait générer des charges de restructurations significatives (environ 5 millions d'euros en 2004). Pour 2004, nous anticipons un chiffre d'affaires de 930 millions de dollars et un résultat net de 65 millions de dollars. La chute du cours de Bourse paraît constituer une belle opportunité d'achat : l'action apparaît actuellement très raisonnablement valorisée puisqu'elle capitalise 17 fois nos estimations de bénéfices pour 2005. Une fois Crystal Decision intégré, Business Objects va pouvoir bénéficier d'une base de clientèle élargie, lui permettant d'amortir plus aisément ses importants frais de recherche-développement. Le chiffre d'affaires pourrait ainsi atteindre le milliard d'euros de revenus et la marge d'exploitation, 15 % en 2006, proche des niveaux historiques de 2001. L'attrait du titre est par ailleurs renforcé par son aspect spéculatif. Dans un contexte de concentration du secteur, le président du géant américain Oracle a cité le nom de Business Objects comme cible potentielle.

METROLOGIC GROUP Son positionnement de niche offre des marges records élevées mais le titre reste cher

> Positionné sur une niche d'activité à forte valeur ajoutée, cet éditeur grenoblois met au point des logiciels de mesures en 3D à destination de l'industrie automobile et aéronautique. Après avoir mené une multitude d'opérations de croissance externe, Metrologic Group s'est petit à petit constitué une part de marché significative lui permettant d'afficher des marges largement supérieures à la moyenne du secteur. Ainsi, au terme du premier semestre de son exercice 2003/2004 clos au 30 septembre, la hausse de 16 % du chiffre d'affaires, à 10,2 millions d'euros, a permis une forte progression de la marge d'exploitation. Cette dernière s'est hissée à 58 % des recettes (contre 50 % un an auparavant) et la marge nette a atteint 38,7 % (contre 31,9 % en 2002/2003). Compte tenu du niveau record de sa rentabilité, c'est désormais par la croissance des ventes que Metrologic fera progresser ses résultats. Pour y parvenir, il a notamment noué des partenariats avec les deux géants du secteur, Dassault Systèmes et Zeiss, au travers d'une offre complémentaire aux logiciels vedettes des deux grands acteurs. Sur l'ensemble de l'exercice, le chiffre d'affaires de Metrologic Group devrait ainsi atteindre 20 millions d'euros et le résultat net, grimper à 7,6 millions d'euros, en hausse de 16 % par rapport à l'exercice 2002/2003. Malgré la forte amélioration attendue des résultats, le titre se paie cher. Le multiple de capitalisation s'élève à 23,8 fois nos estimations de bénéfices 2003/2004 et à 21,9 fois les prévisions 2004/2005. Après avoir progressé de 91 % depuis notre premier conseil d'achat en novembre 2002, nous avions conseillé de prendre une partie des bénéfices le 21 mai 2004, à 38 euros. Depuis, le titre a encore gagné 11,5 %. On soldera le reste de la position.

DASSAULT SYSTEMES Les objectifs annuels sont revus à la hausse après un début d'année prometteur

> Dassault Systèmes est le numéro un mondial des logiciels de conception et de fabrication par ordinateur. Ses produits, dont le logiciel vedette Catia, distribué par le constructeur IBM, permettent de gérer par ordinateur l'ensemble du cycle de vie d'un produit (pièces d'un avion...), de sa conception jusqu'au processus de fabrication. Le positionnement de Dassault Systèmes lui a offert une bonne capacité de résistance sur un marché en crise (- 5 % en moyenne pour l'ensemble du secteur l'année dernière).

En 2003, son chiffre d'affaires n'a reculé que de 2,5 %, à 754 millions d'euros, et sa marge d'exploitation a progressé de 1 %, pour atteindre 29 %.

Le début d'année 2004 s'avère prometteur. Au premier trimestre, ses recettes ont crû de 4 %, à 176,2 millions d'euros, et la marge d'exploitation s'est améliorée à 24,3 % des facturations, contre 20,5 % un an auparavant. Cette performance a poussé l'équipe dirigeante à revoir à la hausse ses objectifs pour l'ensemble de l'année 2004. Le chiffre d'affaires est attendu en progression de 4 % (8 % à périmètre constant), à 785 millions d'euros.

Cependant, la marge d'exploitation est prévue stable, à 29 % des facturations : malgré la progression de la rentabilité au premier semestre, Dassault Systèmes devrait voir ses charges augmenter au cours de la seconde partie de l'année, en raison notamment de l'augmentation des effectifs dans l'équipe de recherche et développement.

BVRP SOFTWARE La société crée un réseau mondial d'édition de logiciels pour rester un acteur de poids

> L'éditeur de logiciels de communication BVRP fournit des produits permettant aux ordinateurs et téléphones portables de transmettre de façon conviviale des fax ou des messages SMS. Depuis 2001, après quelques aventures dans l'Internet, BVRP s'est recentré sur son métier historique d'édition de logiciels. En 2003, l'équipe dirigeante a adopté une stratégie judicieuse destinée à mieux amortir ses coûts de distribution en développant le premier réseau mondial de partenariats dans le domaine de l'édition de logiciels, baptisé Avanquest. Contraint d'atteindre une taille critique, BVRP a ainsi noué des partenariats avec ses concurrents afin de présenter aux distributeurs une offre plus exhaustive. La distribution classique, en magasins (72 % du chiffre d'affaires, contre 54 % en 2002), dégage en effet une rentabilité plus élevée que les autres canaux utilisés par le groupe (vente directe et Internet). La constitution d'Avanquest s'est aussi traduite par plusieurs acquisitions : MediaGold en 2003, puis le rachat de la part des minoritaires de sa filiale américaine Elibrium, cette année.

Après avoir baissé son point mort de manière significative il y a deux ans, BVRP devrait profiter pleinement de ces nouveaux relais de croissance à forte valeur ajoutée. En 2004, nous attendons une progression de 10 % du chiffre d'affaires, à 53,5 millions d'euros, et un bénéfice net de 3,5 millions d'euros, contre 1,015 million il y a un an.

D'ici trois à cinq ans, Bruno Vanryb, président de BVRP, table « sur un objectif ambitieux de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires et sur une estimation prudente de marge nette de 7 % ». De quoi offrir au titre, encore correctement valorisé avec un multiple de capitalisation des bénéfices de 14,7 et 12,6 fois en 2004 et 2005, un bon potentiel de croissance.

CEGID Le rachat de la société concurrente CCMX n'alourdit pas le bilan

> L'éditeur lyonnais de logiciels de comptabilité destinés aux petites et moyennes entreprises est connu comme l'une des sociétés les plus solides du secteur des logiciels. Cela ne l'empêche pas de mener une politique de croissance externe dynamique. Après avoir réalisé six acquisitions en 2003 lui ayant permis de renforcer son chiffre d'affaires de 15,6 millions d'euros, Cegid a mis la main, à la fin du mois de juin, sur son principal concurrent, CCMX. Cette opération le hisse au premier rang français du métier, avec un chiffre d'affaires consolidé pro forma de 220 millions d'euros en 2003. L'éditeur équipe ainsi 75 % des cabinets d'experts-comptables français (contre 50 % avant le rachat) et le nombre de ses clients est passé de 67.000 à 87.000. Le groupe, présidé par Jean-Michel Aulas, devrait profiter dès 2005 des synergies issues de ce rapprochement. Celles-ci vont provenir de réductions de coûts, mais, surtout, de la complémentarité des offres avec CCMX. L'opération renforce également la visibilité sur l'évolution des résultats, puisqu'elle va permettre à Cegid de faire monter la part récurrente de son chiffre d'affaires de 33 % à 41 %, soit 90 millions d'euros. Un élément rassurant alors que le point mort s'élèvait à 120 millions d'euros à la fin 2003. L'acquisition n'a pas non plus pénalisé le bilan, l'endettement net ne représentant que 40 % le montant de ses fonds propres. Nous estimons le chiffre d'affaires de Cegid à 138 millions d'euros à la fin 2004 (CCMX ne sera consolidé que sur le dernier trimestre) et à 231 millions d'euros en 2005. Le résultat net devrait, quant à lui, s'améliorer, à 8,3 millions d'euros, cette année et atteindre 13 millions d'euros en 2005. Ces prévisions font ressortir un multiple de capitalisation encore élevé mais raisonnable pour le secteur, de 19,2 fois nos estimations de bénéfices pour 2004 et de 17,6 fois pour 2005. En mars 2004, nous avions recommandé de prendre une partie des bénéfices. L'acquisition de CCMX nous incite à revoir à la hausse notre objectif à 32 euros

par DELPHINE DESHAYES