Sombre avenir pour les derniers groupes sucriers cotés en Bourse
> Mauvaise nouvelle pour l'industrie sucrière française : la Commission européenne envisage d'accélérer la réforme du régime sucrier actuel.
Ce régime repose sur la garantie d'un prix minimal accordée aux producteurs dans la limite des quotas qui leur sont alloués. Ce prix garanti - 632 euros la tonne - est trois fois supérieur au cours mondial du sucre et pourrait baisser de près d'un tiers sur trois ans dès 2005. Parallèlement, les quotas seront réduits de 17,1 millions
à 14,6 millions de tonnes à l'horizon 2008/2009. Il ne reste que deux sociétés cotées dans le secteur à la Bourse de Paris : Vermandoise de Sucreries et sa filiale, la Société Sucrière de Pithiviers-le-Vieil.
Contrairement à ses concurrents, Vermandoise de Sucreries ne s'est pas préparé à la disparition du régime sucrier. La holding, contrôlée à 80 % par la famille Delloye, n'a jamais voulu s'associer à un autre industriel du secteur et n'a pas non plus souhaité s'implanter à l'international.
La disparition progressive des quotas aura un impact très important sur les résultats, mais celui-ci est impossible à chiffrer pour l'instant.
Nous estimons que Vermandoise de Sucreries produit, à travers ses filiales, environ 500.000 tonnes de sucre, dont 300.000 tonnes de quotas pour Sucrière de Pithiviers-le-Vieil. Ses profits risquent donc de fondre comme neige au soleil, d'autant que le groupe est obligé d'accroître ses investissements pour mettre aux normes un certain nombre d'usines.
