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La tendance du CAC 40 reste positive à moyen terme au-dessus de 3.500 points

29/05/2004 00:00 - JDF

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> Après une chute de plus 65 % entre septembre 2000 et mars 2003, l'indice CAC 40 s'est engagé dans un rebond de grande ampleur, dont l'objectif principal reste 4.700 points, malgré la correction de ces dernières semaines.

Pour valider ce scénario optimiste, l'indice ne doit en aucun cas enfoncer le niveau de 3.100 points qui constitue son support technique majeur, au-dessous duquel le risque serait réel de revenir sur les plus bas niveaux, vers 2.400 points.

A court terme, l'indice des grandes valeurs parisiennes est venu buter, le 26 avril dernier, sur sa résistance à court terme de 3.830 points, puis a subi une correction de 8 %, qui l'a ramené sur son support à moyen terme de 3.500 points. Ce niveau coïncide avec la borne basse de son couloir haussier. Au-dessous de 3.500 points, le repli s'amplifierait dangereusement avec 3.100 points en ligne de mire. L'orientation négative des moyennes mobiles à 50 et 150 jours milite en faveur de ce scénario.

Cependant, tant que l'indice se maintient au-dessus de 3.500 points, le marché conserve toutes ses chances de reprendre sa tendance haussière à moyen terme, qui consistera à s'attaquer aux 3.830 points, puis aux 4.210 points et enfin aux 4.700 points. Il est probable qu'une fois la première étape franchie, celle des 3.830 points, l'indice effectuera une nouvelle correction qui le ramènerait autour de 3.700 points. Un tel mouvement repositionnerait favorablement les principaux indicateurs techniques et surtout, redonnerait un sens positif aux moyennes mobiles, autorisant un retour massif des investisseurs à l'achat.

Malheureusement, il est encore un peu prématuré d'anticiper un tel scénario. A court terme, il serait plus prudent de se limiter à une stratégie d'achat au-dessus de la zone située entre 3.640 et 3.595 points. La configuration incertaine de l'indice se retrouve dans l'évolution des cours des valeurs. Si des titres comme Peugeot, Total ou Schneider restent bien orientés, d'autres comme Axa, Alcatel ou Accor se trouvent dans des situations bien inconfortables.

Les prochaines séances devraient apporter des réponses sur l'orientation du marché au sein de la zone d'incertitude entre 3.500 et 3.830 points dans laquelle il est plongé depuis le mois de janvier.

> En janvier 2000, l'indice Dow Jones s'engageait dans ce qui s'est révélé être son premier mouvement de correction significatif depuis le krach d'octobre 1987. Les trois objectifs principaux de ce repli se situaient techniquement à 7.200, 6.350 et 5.670 points. En octobre 2002 et mars 2003, le Dow Jones a rebondi à deux reprises sur le premier objectif de 7.200 points, puis a entamé une rapide vague haussière, dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

Pour certains analystes graphiques, ce mouvement constitue le deuxième temps d'une phase de correction majeure et devrait être suivi par un troisième temps baissier dévastateur ayant pour prochain objectif probable 6.350 points. Toutefois, pour éviter un tel scénario, le Dow Jones dispose de deux solides supports graphiques : celui de 9.800 points tout d'abord, niveau sur lequel un mouvement de rebond s'est amorcé cette semaine, puis celui, à long terme, de 9.000 points, qui correspond au retracement de la moitié du cycle de hausse entamé en mars 2003.

Au-dessus des 9.800 points, le Dow Jones conserve un potentiel haussier important. Il pourrait rejoindre la borne haute de son couloir, qui coïncide aujourd'hui avec les plus hauts historiques autour de 11.750 points. Seule ombre au tableau, le retournement actuellement en cours des moyennes mobiles à 50 et 150 jours à la baisse. Pour sortir de cette période d'incertitude, le Dow Jones devra rapidement repasser la barre des 10.300 points, ce qui permettrait une détente des principaux indicateurs techniques, en particulier un retour à la hausse des moyennes mobiles.

Une rupture à la baisse des 9.800 points constituerait en revanche un signal très négatif à moyen terme, synonyme de repli rapide sur le pivot des 9.000 points. Ce scénario raviverait le spectre du troisième temps baissier, et autoriserait des prises de position à la baisse sur des valeurs présentant une configuration similaire à celle de l'indice américain.

> La figure en triple bottom opérée entre juin 2002 et mai 2003 à 23 dollars a coincïdé au démarrage d'une vague haussière spectaculaire. Le prix du baril de pétrole brent s'est envolé de plus de 65 %, pour revenir à quelques cents de son record historique de 41 dollars, atteint en octobre 1990. La résistance de 35 dollars, testée à de multiples reprises au cours des mois d'octobre 2000 et février 2003 a volé en éclats. Cette rupture s'est réalisée en laissant un écart de cours à la hausse (écart entre le plus haut d'une séance et le plus bas des séances précédentes) ouvert le 4 mai dernier, à 34,75 dollars. La phase de correction entamée jeudi soir devrait ramener le prix du baril entre 34,75 dollars et le support graphique des 33,80 dollars. Au-dessus de ce dernier niveau, la configuration à moyen terme conserve une orientation positive, qui pourrait conduire le prix du baril à 41 dollars, voire à 45 dollars.

Au dessous des 33,80 dollars, une phase de consolidation pourrait se mettre en place. Son principal objectif se situerait autour de 30 dollars, un niveau qui coïncide avec un support horizontal solide. La réalisation de ce potentiel de baisse d'environ 15 % profiterait évidemment aux indices boursiers. Elle pourrait, par exemple, servir de catalyseur à l'indice CAC 40 pour casser sa résistance à moyen terme de 3.830 points.

Pour casser sa tendance haussière à long terme, le baril devra revenir au-dessous de 30 dollars. On assisterait dès lors à une forte détente du prix de l'or noir, avec en ligne de mire un prix pivot à long terme de 23 dollars.

> En janvier 1980, l'once d'or touchait un plus haut historique à 812 dollars. Le métal jaune a abandonné sur les vingt années qui ont suivi plus de 80 % de sa valeur, pour revenir sur un support majeur à long terme, autour de 252 dollars. A l'exclusion d'une phase de rebond de 30 % entre février 1985 et décembre 1987, ce cycle baissier n'a connu aucune pause significative, jusqu'en février 2001. Depuis cette date en effet, l'once d'or a regagné près de 60 % de sa valeur. Ce mouvement a le mérite de rendre plausible l'hypothèse de sortie du cycle baissier à long terme.

Au-dessus du support le 370 dollars, la configuration à moyen terme conserve une orientation positive. C'est le niveau sur lequel l'or a achevé, le 10 mai dernier, sa correction à court terme entamée en début d'année. Au-dessus de la zone support comprise entre 383 et 370 dollars, on se positionnera à la hausse pour jouer un retour dans la zone de vérité des 425-435 dollars l'once. La rupture de 370 dollars casserait la tendance de moyen terme et provoquerait une nette dégradation en direction des 325 dollars, soit un potentiel de repli de 15 %.

A long terme, au-delà des 425-435 dollars, la configuration de fond basculerait à son tour dans le vert. L'once d'or viserait dès lors un retour sur ses niveaux de décembre 1987 autour des 495 dollars. Au-dessous des 435 dollars (qui correspond au retracement de 38,2 % de la dernière grande vague de baisse), le mouvement haussier initié en mars 2001 ne peut être considéré que comme un rebond, certes spectaculaire, mais un rebond tout de même à l'intérieur d'un cycle baissier à long terme.

par PETER MILTON - AG PRESSE