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Quatre petits distributeurs spécialisés disposent encore d'un potentiel d'appréciation

30/04/2004 00:00 - JDF

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Contrairement aux difficultés conjoncturelles rencontrées par les enseignes de distribution alimentaire, certains petits distributeurs spécialisés cotés à la Bourse de Paris, parfois inconnus du grand public, réussissent à afficher des taux de croissance remarquables, au regard tant des niveaux d'activité que des résultats réalisés en 2003 ou de nos estimations pour l'année en cours. Nous avons analysé six petites valeurs du secteur : Bois et Chiffons International (meubles et décoration), Everset (loisirs motorisés), LDLC.com (produits informatiques par Internet), Mondial Pêche (articles de pêche), Sodice Expansion (meubles et électroménager) et Toupargel-Agrigel (livraison à domicile de produits surgelés). Après un excellent parcours boursier observé depuis le début de l'année, une sélectivité s'impose. Nous n'en retenons donc que quatre à l'achat : Bois et Chiffons International, Everset, Sodice Expansion et Toupargel.

BOIS & CHIFFONS INTERNATIONAL

La marge nette de ce franchiseur de magasins de décoration dépasse 20 %.

> Créée en 1994 par Julien Ayache, l'enseigne se veut une alternative à Roche & Bobois et Monsieur Meuble, en proposant du mobilier et des éléments de décoration (luminaires, objets, accessoires, tapis...) d'inspirations asiatique, orientale ou française à des prix très étudiés. En dix ans, quatre-vingt-deux magasins ont été ouverts en franchise. La société joue seulement le rôle d'animateur de la marque (campagnes de promotion et de publicité) et de centrale d'achats pour ses franchisés. Bois et Chiffons n'ayant pas besoin de structure de production ni d'un gros besoin en fonds de roulement (les stocks et la logistique sont gérés par les magasins eux-mêmes), les coûts d'exploitation de l'enseigne sont raisonnables (68 % du chiffre d'affaires en 2003). L'an dernier, le chiffre d'affaires s'est apprécié de 17,7 %, à 15,59 millions d'euros, et la marge nette a gagné trois points, pour atteindre 20,7 %. Selon Hugues de la Coussaye, directeur financier de l'enseigne, quinze magasins devraient ouvrir leurs portes cette année. Le chiffre d'affaires devrait grimper de 15 % pour s'élever à 18 millions d'euros. Quant à la marge brute, elle atteindra près de 36 % du chiffre d'affaires, portant ainsi la rentabilité nette à un niveau proche de 23 % ! La politique de distribution de la société, qui consiste à reverser 20 % de son résultat net, permet à la valeur d'offrir un rendement global attrayant de 4,4 %. La faible valorisation de notre estimation de bénéfices attendus pour 2004 (PER de seulement 6,4) constitue une opportunité pour acheter le titre avec un objectif de cours de 60 euros.

EVERSET

Le chiffre d'affaires glisse sur la vague des loisirs motorisés.

> Numéro un français des motos marines (appelées aussi « jetskis ») avec 37,4 % de parts de marché (un tiers du chiffre d'affaires d'Everset), cette société grenobloise créée en 1984 a été introduite au Marché Libre de la Bourse de Paris en juillet 2001 à 6,7 euros. Son chiffre d'affaires croît depuis de 30 % chaque année. Les facturations réalisées au cours de l'exercice 2002/2003 (clos le 30 novembre dernier) ont en effet progressé de 31,3 %, à 32,12 millions d'euros. Le résultat d'exploitation a bondi de 253 %, pour atteindre 2,44 millions d'euros, faisant ressortir une marge de 7,6 % et le résultat net est passé de 30.000 euros en 2001/2002 à 1,4 million d'euros l'an dernier. Everset doit cette performance à deux nouvelles gammes de produits particulièrement prisées par les amateurs de sports nautiques. Les ventes de moteurs hors-bord de marque Johnson & Evinrude (société reprise en 2001 par Bombardier après sa liquidation) ont été multipliées par cinq, passant de 477 unités en 2002 à 2.000 unités l'an dernier. Parallèlement, Everset bénéficie de l'explosion du marché du « quad » (moto à quatre roues). Ses ventes ont progressé de 127 % l'an dernier, à 1.670 unités. Le succès des loisirs motorisés n'en est qu'à ses débuts. Pierre Lamouille entend doubler le chiffre d'affaires d'Everset d'ici trois ans. Cette année, il table sur une progression de 25 % de son chiffre d'affaires à 40,1 millions d'euros, en progression de 25 %, et compte transférer la société au Second Marché dans les dix-huit mois dès que sa capitalisation sera supérieure à 30 millions d'euros (contre moins de 20 millions aujourd'hui).

LDLC.COM

La valorisation boursière de ce distributeur de produits informatiques sur Internet est excessive.

> L'emballement boursier autour de ce spécialiste de la vente en ligne d'équipements informatiques et multimédias nous paraît excessif. Depuis son transfert au Second Marché de la Bourse de Paris le mardi 6 avril, l'action a vu son cours grimper de 12,4 %. Un beau rattrapage pour cette valeur, qui valait encore 0,85 euro en octobre 2002, et qui s'est introduite à 7 euros au Marché Libre le 14 juin 2000. Cette performance n'est certes pas injustifiée : avec plus de 2 millions de visiteurs par mois et 200.000 clients référencés, le site Internet du distributeur de produits informatiques est l'un des plus fréquentés. Son chiffre d'affaires connaît une croissance exponentielle chaque année, passant de 0,3 million d'euros au cours de l'exercice 1996/1997 (clos le 31 mars) à 83 millions d'euros au 31 mars 2004 ! Parallèlement, la société, qui a affiché ses premiers profits en 2001, est aujourd'hui nettement bénéficiaire, avec un résultat net estimé à 2,7 millions d'euros au 31 mars 2004. Sa structure financière est également très saine, puisque le bilan fait apparaître une trésorerie nette de 2 millions d'euros pour 8,7 millions d'euros de fonds propres (1,66 euro par action), après l'augmentation de capital de 4 millions d'euros effectuée après le transfert de la société au Second Marché de la Bourse de Paris. Nous adoptons toutefois aujourd'hui une attitude de prudence sur le titre au regard de sa valorisation (36,8 fois notre estimation de bénéfices pour 2004/2005), qui paraît excessive. On restera à l'écart de la valeur, avec un objectif de cours de 15 euros.

MONDIAL PECHE

Les investisseurs ne doivent pas mordre à l'hameçon d'une valorisation trop élevée.

> Le numéro un français de la distribution d'articles de pêche, qui possède 42 magasins en France, a publié un chiffre d'affaires en recul de 1 %, à 23,03 millions d'euros, au titre de l'exercice 2003. Cette performance décevante est inférieure aux prévisions, en raison notamment de la canicule survenue l'été dernier et de la morosité de la consommation en France. Le groupe va se diversifier cette année en multipliant notamment l'ouverture de magasins de petite taille (environ 300 mètres carrés). Trois d'entre eux ont déjà été ouverts. Benoît Legout, président de Mondial Pêche, pense qu'une cinquantaine de magasins de ce type pourraient être ouverts en France dans les exercices à venir. Mais cette initiative ne devrait pas faire sentir ses effets positifs sur les résultats de cette année. L'augmentation de 6 % du chiffre d'affaires, attendu à 24,5 millions d'euros, cette année, permettra une amélioration du résultat net de 48 %, à 0,4 million d'euros (la marge nette était très faible auparavant). Ce rebond de la rentabilité nette à 1,6 % du chiffre d'affaires ne sera toutefois pas suffisant pour rendre la valeur attractive en Bourse. Le multiple de capitalisation de 18,4 fois les bénéfices estimés pour l'exercice en cours reste encore élevé. Le programme d'investissements lié à l'ouverture de nouveaux magasins devrait maintenir l'endettement net autour de 40 % des fonds propres. Enfin, la société ne distribue aucun dividende à ses actionnaires, ce qui représente un handicap pour le titre, qui dispose d'un flottant assez large (32 % du capital). Nous conseillons donc de rester à l'écart de la valeur avec un objectif de cours de 5 euros.

SODICE EXPANSION

Un intérêt spéculatif lié à une possible OPA de Conforama.

> Ce franchisé Conforama (enseigne détenue par le groupe PPR), qui possède quatorze magasins dans le Nord-Pas-de-Calais, soigne ses actionnaires. Avec un recul du chiffre d'affaires évalué « entre 1 et 1,2 % » sur l'exercice 2003/2004 (clos le 31 mars), qui entraînera une baisse « inférieure à 5 % » du résultat net, le dividende net versé aux actionnaires « sera comparable à celui versé au titre de l'exercice précédent, soit 7,5 euros par action », nous a confirmé le directeur financier, Philippe Saint-Venant. Au cours actuel, le rendement global de la valeur dépasse 7 %. La rémunération des actionnaires n'est pas le seul atout de la valeur. L'exercice en cours devrait en effet confirmer le retour à la croissance des ventes. Nous attendons une progression de 15 % du résultat net de Sodice Expansion pour l'exercice 2004/2005, qui devrait s'établir autour de 11,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires pouvant augmenter de 2 %, à 199 millions d'euros. Parallèlement, Conforama, qui détient actuellement 31,9 % du capital de Sodice Expansion, pourrait racheter son franchisé dans les années à venir. Cette possibilité est confirmée par Jacques Beauguerlange, président de Sodice Expansion, dont la famille possède 51,4 % du capital. Son contrat de franchise, particulièrement privilégié (exclusivité d'exploitation de l'enseigne dans le nord de la France, exonération des revenues de licence), arrivera à échéance en 2014. D'ici là, Conforama dispose d'un droit de préemption sur la vente des parts détenues par la famille Beauguerlange à un prix supérieur de 6 % à toute offre proposée par un autre prédateur.

TOUPARGEL-AGRIGEL

Correctement valorisé en Bourse, ce spécialiste du surgelé offre néanmoins un rendement intéressant.

> La hausse de 6,2 % du chiffre d'affaires à 92,7 millions d'euros au premier trimestre 2004 rend réaliste l'objectif d'une croissance annuelle de 3 % des ventes que s'est fixé le numéro un français de la livraison à domicile de produits surgelés. Les résultats devraient connaître une progression encore plus importante qu'en 2003. L'an dernier, la marge opérationnelle avait déjà gagné 2,3 points, pour s'établir à 6,5 % d'un chiffre d'affaires de 362,1 millions (+ 1,8 % à périmètre constant) et le résultat net avait bondi de 70 %, à 12,5 millions d'euros. Cette excellente performance est le fruit de l'association d'Agrigel et de Toupargel l'année dernière. La fusion avec Agrigel a, en revanche, pesé lourdement sur la structure financière du nouveau groupe. L'endettement net représentait 1,43 fois les fonds propres (32,8 millions d'euros) à fin 2003. La tendance n'est pas près de s'améliorer cette année dans la mesure où 22 millions d'euros d'investissements sont prévus. Parallèlement, l'activité de livraison à domicile de produits frais, baptisée « Place de Marché » (4 % du chiffre d'affaires consolidé), a creusé son déficit à 2,6 millions d'euros l'an dernier. Selon Roland Tchénio, président du groupe Toupargel-Agrigel, « Place de Marché a besoin de doubler son chiffre d'affaires pour atteindre l'équilibre ». En Bourse, après un bond spectaculaire de plus de 250 % sur un an glissant, l'action paraît « correctement valorisée », selon Roland Tchénio. Néanmoins, le doublement du dividende versé cette année a permis de porter le rendement global de la valeur à 6,1 % sur la base du cours actuel.

BOIS & CHIFFONS INTERNATIONAL

La marge nette de ce franchiseur de magasins de décoration dépasse 20 %.

> Créée en 1994 par Julien Ayache, l'enseigne se veut une alternative à Roche & Bobois et Monsieur Meuble, en proposant du mobilier et des éléments de décoration (luminaires, objets, accessoires, tapis...) d'inspirations asiatique, orientale ou française à des prix très étudiés. En dix ans, quatre-vingt-deux magasins ont été ouverts en franchise. La société joue seulement le rôle d'animateur de la marque (campagnes de promotion et de publicité) et de centrale d'achats pour ses franchisés. Bois et Chiffons n'ayant pas besoin de structure de production ni d'un gros besoin en fonds de roulement (les stocks et la logistique sont gérés par les magasins eux-mêmes), les coûts d'exploitation de l'enseigne sont raisonnables (68 % du chiffre d'affaires en 2003). L'an dernier, le chiffre d'affaires s'est apprécié de 17,7 %, à 15,59 millions d'euros, et la marge nette a gagné trois points, pour atteindre 20,7 %. Selon Hugues de la Coussaye, directeur financier de l'enseigne, quinze magasins devraient ouvrir leurs portes cette année. Le chiffre d'affaires devrait grimper de 15 % pour s'élever à 18 millions d'euros. Quant à la marge brute, elle atteindra près de 36 % du chiffre d'affaires, portant ainsi la rentabilité nette à un niveau proche de 23 % ! La politique de distribution de la société, qui consiste à reverser 20 % de son résultat net, permet à la valeur d'offrir un rendement global attrayant de 4,4 %. La faible valorisation de notre estimation de bénéfices attendus pour 2004 (PER de seulement 6,4) constitue une opportunité pour acheter le titre avec un objectif de cours de 60 euros.

EVERSET

Le chiffre d'affaires glisse sur la vague des loisirs motorisés.

> Numéro un français des motos marines (appelées aussi « jetskis ») avec 37,4 % de parts de marché (un tiers du chiffre d'affaires d'Everset), cette société grenobloise créée en 1984 a été introduite au Marché Libre de la Bourse de Paris en juillet 2001 à 6,7 euros. Son chiffre d'affaires croît depuis de 30 % chaque année. Les facturations réalisées au cours de l'exercice 2002/2003 (clos le 30 novembre dernier) ont en effet progressé de 31,3 %, à 32,12 millions d'euros. Le résultat d'exploitation a bondi de 253 %, pour atteindre 2,44 millions d'euros, faisant ressortir une marge de 7,6 % et le résultat net est passé de 30.000 euros en 2001/2002 à 1,4 million d'euros l'an dernier. Everset doit cette performance à deux nouvelles gammes de produits particulièrement prisées par les amateurs de sports nautiques. Les ventes de moteurs hors-bord de marque Johnson & Evinrude (société reprise en 2001 par Bombardier après sa liquidation) ont été multipliées par cinq, passant de 477 unités en 2002 à 2.000 unités l'an dernier. Parallèlement, Everset bénéficie de l'explosion du marché du « quad » (moto à quatre roues). Ses ventes ont progressé de 127 % l'an dernier, à 1.670 unités. Le succès des loisirs motorisés n'en est qu'à ses débuts. Pierre Lamouille entend doubler le chiffre d'affaires d'Everset d'ici trois ans. Cette année, il table sur une progression de 25 % de son chiffre d'affaires à 40,1 millions d'euros, en progression de 25 %, et compte transférer la société au Second Marché dans les dix-huit mois dès que sa capitalisation sera supérieure à 30 millions d'euros (contre moins de 20 millions aujourd'hui).

LDLC.COM

La valorisation boursière de ce distributeur de produits informatiques sur Internet est excessive.

> L'emballement boursier autour de ce spécialiste de la vente en ligne d'équipements informatiques et multimédias nous paraît excessif. Depuis son transfert au Second Marché de la Bourse de Paris le mardi 6 avril, l'action a vu son cours grimper de 12,4 %. Un beau rattrapage pour cette valeur, qui valait encore 0,85 euro en octobre 2002, et qui s'est introduite à 7 euros au Marché Libre le 14 juin 2000. Cette performance n'est certes pas injustifiée : avec plus de 2 millions de visiteurs par mois et 200.000 clients référencés, le site Internet du distributeur de produits informatiques est l'un des plus fréquentés. Son chiffre d'affaires connaît une croissance exponentielle chaque année, passant de 0,3 million d'euros au cours de l'exercice 1996/1997 (clos le 31 mars) à 83 millions d'euros au 31 mars 2004 ! Parallèlement, la société, qui a affiché ses premiers profits en 2001, est aujourd'hui nettement bénéficiaire, avec un résultat net estimé à 2,7 millions d'euros au 31 mars 2004. Sa structure financière est également très saine, puisque le bilan fait apparaître une trésorerie nette de 2 millions d'euros pour 8,7 millions d'euros de fonds propres (1,66 euro par action), après l'augmentation de capital de 4 millions d'euros effectuée après le transfert de la société au Second Marché de la Bourse de Paris. Nous adoptons toutefois aujourd'hui une attitude de prudence sur le titre au regard de sa valorisation (36,8 fois notre estimation de bénéfices pour 2004/2005), qui paraît excessive. On restera à l'écart de la valeur, avec un objectif de cours de 15 euros.

MONDIAL PECHE

Les investisseurs ne doivent pas mordre à l'hameçon d'une valorisation trop élevée.

> Le numéro un français de la distribution d'articles de pêche, qui possède 42 magasins en France, a publié un chiffre d'affaires en recul de 1 %, à 23,03 millions d'euros, au titre de l'exercice 2003. Cette performance décevante est inférieure aux prévisions, en raison notamment de la canicule survenue l'été dernier et de la morosité de la consommation en France. Le groupe va se diversifier cette année en multipliant notamment l'ouverture de magasins de petite taille (environ 300 mètres carrés). Trois d'entre eux ont déjà été ouverts. Benoît Legout, président de Mondial Pêche, pense qu'une cinquantaine de magasins de ce type pourraient être ouverts en France dans les exercices à venir. Mais cette initiative ne devrait pas faire sentir ses effets positifs sur les résultats de cette année. L'augmentation de 6 % du chiffre d'affaires, attendu à 24,5 millions d'euros, cette année, permettra une amélioration du résultat net de 48 %, à 0,4 million d'euros (la marge nette était très faible auparavant). Ce rebond de la rentabilité nette à 1,6 % du chiffre d'affaires ne sera toutefois pas suffisant pour rendre la valeur attractive en Bourse. Le multiple de capitalisation de 18,4 fois les bénéfices estimés pour l'exercice en cours reste encore élevé. Le programme d'investissements lié à l'ouverture de nouveaux magasins devrait maintenir l'endettement net autour de 40 % des fonds propres. Enfin, la société ne distribue aucun dividende à ses actionnaires, ce qui représente un handicap pour le titre, qui dispose d'un flottant assez large (32 % du capital). Nous conseillons donc de rester à l'écart de la valeur avec un objectif de cours de 5 euros.

SODICE EXPANSION

Un intérêt spéculatif lié à une possible OPA de Conforama.

> Ce franchisé Conforama (enseigne détenue par le groupe PPR), qui possède quatorze magasins dans le Nord-Pas-de-Calais, soigne ses actionnaires. Avec un recul du chiffre d'affaires évalué « entre 1 et 1,2 % » sur l'exercice 2003/2004 (clos le 31 mars), qui entraînera une baisse « inférieure à 5 % » du résultat net, le dividende net versé aux actionnaires « sera comparable à celui versé au titre de l'exercice précédent, soit 7,5 euros par action », nous a confirmé le directeur financier, Philippe Saint-Venant. Au cours actuel, le rendement global de la valeur dépasse 7 %. La rémunération des actionnaires n'est pas le seul atout de la valeur. L'exercice en cours devrait en effet confirmer le retour à la croissance des ventes. Nous attendons une progression de 15 % du résultat net de Sodice Expansion pour l'exercice 2004/2005, qui devrait s'établir autour de 11,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires pouvant augmenter de 2 %, à 199 millions d'euros. Parallèlement, Conforama, qui détient actuellement 31,9 % du capital de Sodice Expansion, pourrait racheter son franchisé dans les années à venir. Cette possibilité est confirmée par Jacques Beauguerlange, président de Sodice Expansion, dont la famille possède 51,4 % du capital. Son contrat de franchise, particulièrement privilégié (exclusivité d'exploitation de l'enseigne dans le nord de la France, exonération des revenues de licence), arrivera à échéance en 2014. D'ici là, Conforama dispose d'un droit de préemption sur la vente des parts détenues par la famille Beauguerlange à un prix supérieur de 6 % à toute offre proposée par un autre prédateur.

TOUPARGEL-AGRIGEL

Correctement valorisé en Bourse, ce spécialiste du surgelé offre néanmoins un rendement intéressant.

> La hausse de 6,2 % du chiffre d'affaires à 92,7 millions d'euros au premier trimestre 2004 rend réaliste l'objectif d'une croissance annuelle de 3 % des ventes que s'est fixé le numéro un français de la livraison à domicile de produits surgelés. Les résultats devraient connaître une progression encore plus importante qu'en 2003. L'an dernier, la marge opérationnelle avait déjà gagné 2,3 points, pour s'établir à 6,5 % d'un chiffre d'affaires de 362,1 millions (+ 1,8 % à périmètre constant) et le résultat net avait bondi de 70 %, à 12,5 millions d'euros. Cette excellente performance est le fruit de l'association d'Agrigel et de Toupargel l'année dernière. La fusion avec Agrigel a, en revanche, pesé lourdement sur la structure financière du nouveau groupe. L'endettement net représentait 1,43 fois les fonds propres (32,8 millions d'euros) à fin 2003. La tendance n'est pas près de s'améliorer cette année dans la mesure où 22 millions d'euros d'investissements sont prévus. Parallèlement, l'activité de livraison à domicile de produits frais, baptisée « Place de Marché » (4 % du chiffre d'affaires consolidé), a creusé son déficit à 2,6 millions d'euros l'an dernier. Selon Roland Tchénio, président du groupe Toupargel-Agrigel, « Place de Marché a besoin de doubler son chiffre d'affaires pour atteindre l'équilibre ». En Bourse, après un bond spectaculaire de plus de 250 % sur un an glissant, l'action paraît « correctement valorisée », selon Roland Tchénio. Néanmoins, le doublement du dividende versé cette année a permis de porter le rendement global de la valeur à 6,1 % sur la base du cours actuel.

par yannick duvergé