En cas d'OPA hostile, l'action Danone pourrait grimper jusqu'à 200 euros

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La performance de Danone est d'autant plus remarquable que ses concurrents se montrent beaucoup moins dynamiques. La croissance de Nestlé devrait se situer dans une fourchette de 4 à 5 %, tandis que les 400 marques phares d'Unilever auront du mal à progresser de plus de 4 % cette année.
Outre la confirmation de la bonne orientation des ventes, les dirigeants ont réitéré leurs objectifs d'amélioration de 40 points de base la marge d'exploitation et d'une hausse de 10 % du bénéfice net par action pour 2004. Ces estimations reposent sur l'hypothèse d'un euro à 1,25 dollar. L'amélioration de la rentabilité opérationnelle est en partie le fruit de la mise en place, depuis deux ans, du projet Thémis, qui vise à améliorer l'efficience du groupe. Quant à la progression du résultat net par action, elle est accélérée par les rachats de ses propres titres par la société en vue de les annuler.
Le pôle biscuits reste le talon d'Achille de Danone. Au premier trimestre 2004, cette activité n'a progressé que de 3,1 %. Sa marge d'exploitation, qui ressort à 9,1 %, plombe régulièrement la marge globale (12,6 % attendue pour 2004). La direction s'est donné un an pour parvenir à la redresser. Aucune solution, y compris celle d'une cession, n'est écartée. Pour l'heure, le producteur des biscuits LU a conclu une alliance avec l'argentin Arcor, afin de stopper l'érosion de sa rentabilité en Amérique du Sud. Cet accord devrait avoir un impact positif sur les marges dès 2004.
Sur le plan financier, le bilan de Danone est solide. Selon nos estimations et sauf acquisition majeure, l'endettement net devrait s'établir à 2 milliards d'euros en fin d'année.
Il représentera alors 33 % des fonds propres. Ce qui laisse à la société la possibilité de poursuivre ses emplettes, notamment sur le marché mondial de l'eau encore très fragmenté dans les pays émergents.
Une croissance bien supérieure à celle des concurrents
> La Bourse a salué la publication, mercredi 14 avril, d'un chiffre d'affaires trimestriel supérieur aux prévisions des analystes financiers. Danone a en effet annoncé une croissance organique de ses ventes proche de 10 %, alors qu'il tablesur une progression comprise entre 5 et 7 % pour l'ensemble de l'exercice. Ce sont les produits laitiers frais et les boissons qui ont, une nouvelle fois, dopé les ventes en affichant une hausse supérieure à deux chiffres.
La performance de Danone est d'autant plus remarquable que ses concurrents se montrent beaucoup moins dynamiques. La croissance de Nestlé devrait se situer dans une fourchette de 4 à 5 %, tandis que les 400 marques phares d'Unilever auront du mal à progresser de plus de 4 % cette année.
Outre la confirmation de la bonne orientation des ventes, les dirigeants ont réitéré leurs objectifs d'amélioration de 40 points de base la marge d'exploitation et d'une hausse de 10 % du bénéfice net par action pour 2004. Ces estimations reposent sur l'hypothèse d'un euro à 1,25 dollar. L'amélioration de la rentabilité opérationnelle est en partie le fruit de la mise en place, depuis deux ans, du projet Thémis, qui vise à améliorer l'efficience du groupe. Quant à la progression du résultat net par action, elle est accélérée par les rachats de ses propres titres par la société en vue de les annuler.
Le pôle biscuits reste le talon d'Achille de Danone. Au premier trimestre 2004, cette activité n'a progressé que de 3,1 %. Sa marge d'exploitation, qui ressort à 9,1 %, plombe régulièrement la marge globale (12,6 % attendue pour 2004). La direction s'est donné un an pour parvenir à la redresser. Aucune solution, y compris celle d'une cession, n'est écartée. Pour l'heure, le producteur des biscuits LU a conclu une alliance avec l'argentin Arcor, afin de stopper l'érosion de sa rentabilité en Amérique du Sud. Cet accord devrait avoir un impact positif sur les marges dès 2004.
Sur le plan financier, le bilan de Danone est solide. Selon nos estimations et sauf acquisition majeure, l'endettement net devrait s'établir à 2 milliards d'euros en fin d'année.
Il représentera alors 33 % des fonds propres. Ce qui laisse à la société la possibilité de poursuivre ses emplettes, notamment sur le marché mondial de l'eau encore très fragmenté dans les pays émergents.
