Le CAC 40 bute sur les 3.700 points

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> Le CAC 40, indice des principales valeurs de la Bourse de Paris, s'est apprécié de + 0,68 % sur la semaine, n'arrivant pas à dépasser le support de 3.700 points. Les investisseurs n'ont pas pris en compte la publication par l'Insee de l'estimation précoce du produit intérieur brut français (publication définitive le 20 février), qui a augmenté de seulement 0,5 % au quatrième trimestre 2003, lui permettant d'échapper à la récession en affichant un gain de 0,2 % sur l'ensemble de l'année. Il signe cependant un triste record : sa plus mauvaise performance depuis dix ans. De même, l'emploi salarié en France a reculé pour la première fois depuis dix ans, avec une perte de près de 30.000 postes.
En fait, la hausse du marché trouve son fondement dans la publication de bons résultats comme ceux de France Télécom (+ 0,13 %) et de sa filiale Wanadoo (+ 9,34 %) dans les télécoms. L'équipementier français Alcatel a (enfin) annoncé la future déconsolidation de son activité optique en créant une société commune avec le câblier Draka permettant au titre de s'apprécier de 2,64 %. Le gain de la production industrielle en France au mois de décembre et la hausse du prix des produits de base dans le monde ont permis au groupe Arcelor de s'adjuger une hausse de 5,84 % sur la semaine.
Dans le secteur de la publicité, Havas Advertising a averti les marchés financiers qu'il n'atteindra pas son objectif d'une marge opérationnelle comprise entre 9,5 et 10,5 % en 2003, en raison de la contre-performance d'EuroRSCG. Elle devrait se situer légèrement au-dessus de 8 % des ventes seulement. En revanche, son concurrent français Publicis a publié une hausse de 32 % de ses ventes en 2003, dont 2 % de façon organique, ce qui est plus que prévu. Surtout, les prévisions de la direction d'une vraie croissance pour 2004 ont permis à la valeur de gagner 4,34 %.
Alors que le groupe pharmaceutique Sanofi-Synthélabo a annoncé avoir reçu le visa de l'AMF sur la note présentant son OPA hostile sur Aventis, qui devrait débuter le mardi 17 février, le cours du titre a chuté de 4,65 % cette semaine. Le groupe d'électronique et de solution pour médias numériques Thomson a fortement déçu les marchés financiers (- 6,49 %) en publiant des résultats bien au-dessous des prévisions avec des ventes en baisse de 17 % et un bénéfice net en chute de 93 %. A contrario, Royal Philips a renoué avec la rentabilité en 2003 avec 695 millions d'euros de bénéfice net, contre 3,2 milliards de pertes en 2002.
Le CAC 40 a clôturé la séance du vendredi 13 février dans le rouge (- 0,88 %) après l'annonce de deux statistiques américaines décevantes : l'indice de confiance du Michigan (nettement plus bas que prévu) et le déficit commercial record aux Etats-Unis (489,4 milliards de dollars en 2003). Ces deux statistiques ont fait chuter le dollar à 1,2893 euro, le rapprochant ainsi de son plus bas niveau historique atteint mi-janvier (1,2898). La semaine prochaine, les investisseurs examineront les résultats annuels d'Air France, Total, L'Oréal et encore Schneider.
